Pas d'écotaxe, pas de travaux, avertit Michel Sapin

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PAS D'ÉCOTAXE, PAS DE TRAVAUX, AVERTIT MICHEL SAPIN
PAS D'ÉCOTAXE, PAS DE TRAVAUX, AVERTIT MICHEL SAPIN

PARIS (Reuters) - Si une nouvelle formule n'est pas trouvée pour la taxe poids lourds, contestée et suspendue, les travaux qu'elle est censée financer ne seront pas lancés, a averti mercredi le ministre des Finances, Michel Sapin, sur RTL.

"L'écotaxe, c'était des recettes. Ces recettes étaient affectées à quoi ? A des travaux (...) sur les routes ou à des travaux sur les voies de chemin de fer ou dans les transports urbains", a-t-il déclaré.

"S'il n'y a pas la recette, il n'y a pas la dépense", a-t-il ajouté. "Donc, soit on trouve d'autres recettes, soit on diminue le programme de travaux."

La mise en place de l'écotaxe, élaborée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, prédécesseur de l'actuel chef de l'Etat, François Hollande, s'est heurtée l'automne dernier à la révolte des "bonnets rouges" bretons, qui s'en sont notamment pris aux portiques de contrôle des poids lourds.

Alors que cette rébellion menaçait de faire tâche d'huile dans un contexte de "ras-le-bol fiscal" généralisé, la mise en oeuvre de cette taxe a été suspendue.

La nouvelle ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé dès son entrée en fonction, en avril, son intention de la remettre à plat.

Elle a notamment évoqué l'application d'un péage aux frontières aux camions entrant en France, y compris les poids lourds français, piste qu'elle a confirmée mercredi à l'Assemblée, lors des questions d'actualité.

PROPOSITIONS "DANS QUELQUES SEMAINES"

Elle a également confirmé envisager une autre mesure, qui viendrait en complément: "Dégager dans les profits des autoroutes, sans augmenter le prix des autoroutes, un milliard (d'euros) afin de le réinjecter dans les travaux publics."

Une mission d'information de l'Assemblée nationale s'est également saisie du sujet.

Michel Sapin a pour sa part écarté mercredi l'idée d'un abandon pur et simple de l'écotaxe.

"Nous ferons dans quelques semaines des propositions de réforme", a-t-il précisé. "On ne va pas maintenir l'écotaxe telle qu'elle était et qui a abouti à ce rejet."

Mais Ségolène Royal n'a pas pris de précautions oratoires pour confirmer l'abandon de facto de l'écotaxe ancienne formule, y compris de son appellation.

"Ce que vous appelez l'écotaxe ne verra pas le jour au sens où le gouvernement n'accepte pas que le mot écologie soit associé au mot taxe parce qu'il considère que l'écologie est une démarche positive", a-t-elle déclaré aux députés.

Ce dispositif n'avait "plus rien d'ailleurs d'une taxe poids lourds puisque le précédent gouvernement avait autorisé le report de cette taxe sur les chargeurs, sur les producteurs, qui seraient amenés à payer cette taxe à un moment où les conditions économiques ne le permettent pas", a-t-elle expliqué.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • fbordach le mercredi 7 mai 2014 à 20:45

    Mais en réalité, tout ceci est un parfait enfumage : alors que le pays accumule actuellement des problèmes graves, une fiscalité débordante, un chômage galopant, et des perspectives économiques de plus en plus sombres, le président, les journalistes et toute la clique politique, bref, tous ces clowns qui sont payés, de près ou de loin, par nos impôts, s’emploient à réformer … le cadastre administratif.

  • fgino le mercredi 7 mai 2014 à 19:34

    Vive SARKO et l'écotaxe !!!!!!!!!!

  • fgino le mercredi 7 mai 2014 à 19:33

    tiens y a un breton tete de ... qui m'a censuré !!

  • fgino le mercredi 7 mai 2014 à 19:32

    les mêmes bretons en 1960 on refusé les autoroutes... à cause du péage ! ils refusaient même la Télévision de PARIS ... Ils ont leur écoles spécifiques enfin !! ils ont même détruit par le feu leur historique parlement Breton, qu'ils ont dû reconstruire avec nos sous !!

  • graille2 le mercredi 7 mai 2014 à 19:28

    d'accord avec vous si ce n'est que ca me gonfle de voir que c'est toujours les memes qui paient le moins (bretons et transporteurs routier). L'ecotaxe est un moyen de mieux repartir la charge entre ceux qui paient deja et les autres. De toute facon quelqu'un devra payer donc autant eviter que ce soit les automobilistes avec une taxe sur les peages

  • rodde12 le mercredi 7 mai 2014 à 18:49

    Graille et Gino , depuis qu'il y a des gens comme vous qui veulent freiner l'économie il n'y a plus de travail. Pensez vous que la France fonctionnera avec les impôts prélevés sur les seuls rentiers de l'état et sur des emprunts? Si le secteur privé ne peut plus travailler et il ne manque pas d'entraves, il n'y aura pas de recettes et votre demeuré de président normal attendra la baisse du chômage qui viendra quand les Français auront tous émigré. Vous ferez travailler nos "invités"?

  • graille2 le mercredi 7 mai 2014 à 18:22

    d'accord avec fgino; il est temps de freiner le transport de marchandises par la route; bien sur les financiers qui dirigent les entreprises ne voulant plus payer des stocks preferent le JUSTE A TEMPS qui ne peut se faire que par la route. Donc en accroissant sans limite le transport routier, c'est des economies sur le dos des automobilistes qui eux paient de toute facon

  • rodde12 le mercredi 7 mai 2014 à 18:21

    Je taxe tu taxes il taxe nous sommes taxés et nous en avons marre. la balance commerciale est lourdement déficitaire, c'est pourtant le compte d'exploitation de la France. Ils ne sont pas capables de trouver autre chose que des taxes sur le secteur privé qui s'écroule. Pendant ce temps des rentiers d'état augmentent leur part du produit national au motif que Le PIB augmenterait de quelques dixièmes de % alors qu'il comprends les emprunts et n'est que le reflet des dépenses..

  • bordo le mercredi 7 mai 2014 à 18:21

    Et des économies, ne serait-ce pas mieux pour financer des travaux, que de lever un nouvel impôt ? Sapin est bien le spécialiste des additions dynamiques, non ?

  • fgino le mercredi 7 mai 2014 à 18:11

    suite ...Il est admis de façon empirique que l'usure des revêtements routiers souples varie comme la quatrième puissance5 de la charge à l'essieu. Ainsi le passage d'un camion de 13 tonnes à l'essieu dégraderait autant la route que le passage de 160 000 véhicules légers d'une charge à l'essieu moyenne de 0,65 tonne ((13/0.65)

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