Pas d'augmentation générale pour les fonctionnaires

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PAS DE REVALORISATION GÉNÉRALE DES SALAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE EN 2013
PAS DE REVALORISATION GÉNÉRALE DES SALAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE EN 2013

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a confirmé jeudi qu'il n'y aurait pas de revalorisation générale des salaires dans la fonction publique en 2013, mais fait un geste pour l'amélioration des carrières des plus basses rémunérations.

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a proposé en outre aux syndicats d'ouvrir des négociations sur une refonte des grilles de rémunération en donnant la priorité au bas de l'échelle, à la mobilité entre administrations et à la transformation de primes en points d'indice.

"Mais il n'y aura pas de remise en cause du gel du point pour 2013, ce n'était pas compatible avec la trajectoire des finances publiques", a-t-elle dit à la presse.

La principale revendication des syndicats, qui porte sur une revalorisation du point d'indice des grilles salariales de la fonctions publiques bloqué depuis 2010, se heurte aux impératifs de lutte contre les déficits.

Alors que le gouvernement s'est engagé à stabiliser la masse salariale de l'Etat sur les trois prochaines années, une hausse de 1% de ce point l'augmenterait de 800 millions d'euros.

Pour tenter de faire patienter les représentants des salariés, la ministre a indiqué les avoir assurés que, le moment venu, "le retour de la croissance et l'amélioration de la compétitivité devront bénéficier aussi à la fonction publique dans son ensemble."

En attendant, elle a annoncé que tous les fonctionnaires de catégorie C, les moins rémunérés, pourraient avoir accès à l'échelon le plus élevé en fin de carrière, alors que seule une partie d'entre eux le pouvaient jusqu'ici.

Cette mesure de "décontingentement", qui prend effet immédiatement, aura un coût annuel estimé à 16 millions d'euros et concernera autant la fonction publique d'Etat que la territoriale ou l'hôpital public.

STATU QUO SUR LA "JOURNÉE DE CARENCE"

Marylise Lebranchu a également confirmé la suppression de la prime de fonction et de résultat, une sorte de rémunération au mérite créée par le gouvernement précédent.

Les responsables syndicaux ont réagi positivement à ces annonces ainsi qu'au contenu des négociations que leur a proposées la ministre, mais pour dénoncer dans le même temps comme inacceptable le "blocage" sur les salaires.

"Nous avons redit qu'à la prochaine augmentation du smic, au 1er janvier 2014, 1,5 million d'agents seront payés au smic dans la fonction publique. Et dans quatre ans d'ici, la catégorie A, les cadres seront recrutés au smic", a dit Jean-Marc Canon, de la CGT, en réclamant des "mesures d'urgence".

Daniel Robin, secrétaire national du FSU, a estimé de même que, si le gouvernement voulait crédibiliser les promesses et les perspectives tracées, il lui fallait agir maintenant.

"C'est maintenant qu'il faut prendre des mesures. On n'est pas irresponsable, on sait bien que tout n'est pas possible tout de suite, mais la programmation et l'inscription de perspectives donneront aux agents le temps et la motivation pour pouvoir attendre un peu."

L'autre sujet de désaccord porte sur la "journée de carence" - la première journée d'arrêt maladie qui n'est plus prise en charge par les employeurs publics - que les socialistes avaient critiquée lors de son instauration.

Aucune décision n'a été annoncée jeudi sur le sujet, le gouvernement attendant une évaluation de ce dispositif avant de se prononcer sur son avenir.

Les organisations syndicales devaient se retrouver jeudi après-midi pour faire le point et tenter d'arrêter une position commune.

La CGT a déjà annoncé son intention de proposer une nouvelle mobilisation après la journée d'action du 31 janvier menée en commun avec les seuls syndicats FSU et Solidaires, qui a rencontré un succès mitigé.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • rodde12 le jeudi 7 fév 2013 à 17:18

    Ce n'est pas la paye qu'il faut réduire c'est les postes inutiles et les colleurs d'affiches.

  • raich2 le jeudi 7 fév 2013 à 17:08

    Vous l'avez voulu, vous l'avez eu, reste à savoir OU ?

  • 66michel le jeudi 7 fév 2013 à 16:36

    Mais pourquoi donc ils seraient augmentés eux???? les privilégiés du système!!!

  • glbt38 le jeudi 7 fév 2013 à 16:23

    Salaires gelés et impôts en hausse. Nous payons cher la politique incohérente des soces de Hollande.

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