Pas d'atteinte à la sécurité indienne dans l'article sur DCNS

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NEW DELHI RASSURE APRÈS LA FUITE DE DONNÉES SUR LES SOUS-MARINS COMMANDÉS À DCNS
NEW DELHI RASSURE APRÈS LA FUITE DE DONNÉES SUR LES SOUS-MARINS COMMANDÉS À DCNS

NEW DELHI (Reuters) - Le gouvernement indien a déclaré jeudi n'avoir identifié aucun risque immédiat pour sa sécurité lié à la fuite massive de données sur les sous-marins Scorpène commandés au français DCNS, révélée par un quotidien australien.

Selon le journal The Australian, DCNS, un groupe de construction navale dont le groupe de défense Thales possède 35%, a été victime en 2011 d'une fuite de données qui porterait sur 22.000 pages de documents détaillant entre autres les capacités secrètes de combat de six sous-marins Scorpène.

Le quotidien n'a toutefois publié qu'une infime partie des documents concernés, sans dévoiler de détails sur la conception et les capacités de furtivité du sous-marin.

"Les documents qui ont été publiés (...) ont été étudiés et ne posent aucun risque du point de vue de la sécurité car les paramètres essentiels ont été occultés", a dit le ministère indien de la Défense dans un communiqué.

Les sous-marins commandés par l'Inde sont en cours de construction dans un chantier naval de Bombay et le premier d'entre eux doit entrer en service d'ici la fin de l'année.

La fuite révélée par The Australian a suscité des interrogations sur la sécurité chez DCNS quelques mois après l'ouverture de négociations exclusives entre le groupe français et le gouvernement australien sur un contrat de 50 milliards de dollars australiens (34 milliards d'euros) portant sur les sous-marins Barracuda conçus par le français.

DCNS a déclaré mercredi attendre les résultats d'une enquête lancée par les autorités françaises afin de déterminer les responsabilités et les conséquences de cette fuite.

L'Inde a "demandé au gouvernement français une enquête en urgence sur cet incident et de lui communiquer ses conclusions", a précisé le ministère de la Défense, ajoutant qu'il menait lui-même un audit interne et qu'il avait pris contact avec des gouvernements étrangers.

(Douglas Busvine,; Marc Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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