Pas d'aides publiques à la filière automobile sans contrepartie

le
11
LES AIDES PUBLIQUES À L?AUTOMOBILE N?IRONT PLUS DÉSORMAIS SANS CONTREPARTIE
LES AIDES PUBLIQUES À L?AUTOMOBILE N?IRONT PLUS DÉSORMAIS SANS CONTREPARTIE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a fait savoir mercredi que la filière automobile, en proie à des problèmes de surcapacités, n'obtiendrait plus d'aides publiques sans contrepartie des constructeurs.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a reçu en fin de journée Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, a dit avoir "un vrai problème" avec la stratégie du constructeur automobile et a répété qu'il souhaitait rencontrer la famille Peugeot, actionnaire principal de PSA Peugeot Citroën avec 25,4% du capital.

"Il y a dans la filière automobile de nombreuses aides publiques qui sont apportées par les contribuables", a déclaré le ministre sur France Inter, citant en particulier le chômage partiel, la prime à la casse, le bonus-malus, le crédit impôt recherche et la baisse de la taxe professionnelle.

"Notre stratégie, c'est que les aides publiques, qui d'ailleurs font partie des demandes de la filière automobile, ne seront pas données sans contrepartie", a-t-il ajouté.

Rien n'a filtré mercredi soir du face-à-face entre le ministre et le président du directoire de PSA à Bercy. Une source ministérielle a indiqué que Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA, serait reçu à son tour par Arnaud Montebourg à Bercy le 26 juillet.

Emmanuel Sartorius, l'expert du gouvernement sur le dossier PSA, verra lui aussi le représentant de la famille Peugeot, ce vendredi, au siège parisien du groupe.

PROBLÈME DE COMPÉTITIVITÉ

Réagissant à la restructuration dévoilée par PSA - suppression de 8.000 postes supplémentaires en France et fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis - Arnaud Montebourg a dit sur France Inter que le gouvernement n'était pas dans "une logique sociale".

"Je ne suis pas en train de discuter de reclassements de salariés, nous en sommes aujourd'hui à examiner la réelle situation", a-t-il poursuivi, ajoutant ne pas avoir "une confiance extraordinaire" dans la direction de Peugeot.

Réagissant aux critiques dont elle fait l'objet depuis maintenant une semaine, la famille Peugeot a déclaré dans une note publiée mercredi avoir "toujours donné la priorité au développement du groupe et à sa stratégie, n'hésitant pas à diluer sa participation quand la situation le requérait".

Dans le cadre de ses consultations sur le dossier PSA, Arnaud Montebourg a également rencontré mardi soir les syndicats du groupe, qu'il reverra fin juillet. Le gouvernement doit également présenter le 25 juillet un plan d'aide à la filière automobile.

"Nous nous écartons de la prime à la casse et nous nous dirigeons vers un soutien massif vers les véhicules innovants et propres", a expliqué le ministre du Redressement productif, se disant "très tenté" d'accentuer les mesures qui concernent le bonus-malus écologique.

Le même jour, PSA publiera ses résultats semestriels, qui devraient faire apparaître une perte opérationnelle courante de l'ordre de 700 millions d'euros dans la division automobile. Un nouveau comité central d'entreprise (CCE) sur la restructuration se tiendra également ce jour-là.

Pour le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, les mesures de restructuration annoncées par PSA illustrent la nécessité d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises en baissant le coût du travail.

Egalement membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Christian Noyer a déjà plaidé pour une vaste réforme du marché du travail, en rapprochant notamment les différents contrats de travail.

Avec PSA et ses nouvelles suppressions de postes, "il y a la démonstration qu'on a un problème de compétitivité en France, c'est un problème qui est bien identifié, c'est un problème auquel il faut s'attaquer", a-t-il dit sur Europe 1.

Chine Labbé, Jean-Baptiste Vey, Matthieu Protard et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 11246605 le mercredi 18 juil 2012 à 22:08

    Montebourg :licencié de droit, il tente le concours de l'ENA auquel il échoue. Gendre du comte de Labriffe, propriétaire du château de Neuville, à Gambais, dans les Yvelines. Il commence sa carrière professionnelle comme avocat à la Cour d'appel de Paris en 1990...Et apparemment un homme politique qui n'y connait rien de rien à l'industrie !

  • jfmaudi le mercredi 18 juil 2012 à 21:44

    Mais c'est du grand n'importe quoi !!! Suppression de la taxe professionnelle = aides publiques ??? pour une fois qu'on a supprimé une taxe inique et obsolète ... Que comprend-il aux mécanismes économiques et à la chose fiscale ?

  • nialas le mercredi 18 juil 2012 à 21:39

    La démagogie est une valeur en hausse perpétuelle chez le redresseur progressif... Méprisant, incorrect il ne connait pas ses dossiers... Il mélange tout (voir l'article)et s'imagine que ses déclarations tonitruantes vont faire vendre des voitures!!!

  • titide le mercredi 18 juil 2012 à 21:37

    la fermeture d'Aulnay est elle due à un problème de surproduction ou à d'autres raisons non avouables ????

  • titide le mercredi 18 juil 2012 à 21:35

    Normal qu'il n'y ai pas d'aide publique pour les voitures.Que les français deviennnent intelligents en achetant des voitures construites en France avec des pièces usinées en France.

  • M5112736 le mercredi 18 juil 2012 à 21:20

    création de ministère completement démago. face au déclin de l'Europe depuis la décolonisation et au dettes abyssales contractées exponentiellement pour contrer ce déclin on ne peut malheureusement pas grand chose.

  • jfvl le mercredi 18 juil 2012 à 16:08

    Les industriels n'attendent rien du gouvernement ils souhaitent simplement qu'on les laisse travailler en paix et que l'on cesse de les plomber par de nouvelles réglementations et de nouvelles charges. Si le gouvernement veut se rendre utile qu'il baisse le coût du travail !

  • zunski le mercredi 18 juil 2012 à 14:26

    Tu m' étonnes..c'est ça le libéralisme , une rare capacité à voler au nom du profit , et , avec un parfait cynisme...

  • M169421 le mercredi 18 juil 2012 à 14:01

    M3435004,ma reco virtuelle.EN toute sincérité.

  • docteur7 le mercredi 18 juil 2012 à 11:50

    Montebourg est en train de se sarkosizer !