Pas d'accord sur le projet de Partenariat transpacifique

le
0

par Ami Miyazaki et Krista Hughes LAHAINA, Hawaï, 1er août (Reuters) - Un nouveau cycle de discussions sur le projet d'accord de libre-échange transpacifique a échoué vendredi en raison notamment d'un blocage entre le Japon et l'Amérique du Nord sur le secteur de l'automobile et de l'insistance de la Nouvelle-Zélande sur le commerce des produits laitiers. La protection des brevets dans le domaine pharmaceutique est aussi à l'origine de difficultés entre les pays impliqués. Le Partenariat transpacifique (TPP) que négocient douze nations irait du Japon jusqu'au Chili et représenterait 40% de l'économie mondiale. En dépit de l'échec des discussions qui se sont tenues pendant quatre jours sur l'île de Maui, à Hawaï, les ministres du Commerce des pays concernés se sont dits confiants sur la possibilité de parvenir à un accord. "Nous avons au cours de cette réunion déblayé le terrain bien plus que lors de tout autre de nos précédentes réunions ministérielles", a déclaré le ministre néo-zélandais Tim Groser. "Il apparaît clairement qu'il existe un ou deux sujets vraiment difficiles, et l'un d'eux porte sur les produits laitiers", a-t-il ajouté. La Nouvelle-Zélande refuse d'entériner un accord qui n'ouvrirait pas significativement les marchés des produits laitiers. Selon le ministre australien du Commerce, Andrew Robb, 98% de l'accord est réglé mais le problème tient aux quatre grandes économies du futur bloc commercial: Etats-Unis, Canada, Japon et Mexique. Le TPP, s'il est conclu, sera le plus important traité de libre-échange depuis une génération, d'une portée comparable à l'Alena qui lie les Etats-Unis, le Canada et le Mexique depuis vingt ans. Vu de Washington, il doit être l'incarnation économique de la stratégie du "pivot", ou rééquilibrage géopolitique vers l'Asie-Pacifique, et une occasion de contrebalancer l'influence qu'exerce la Chine sur cette région du globe. Les discussions d'Hawaï, auxquelles 650 négociateur ont pris part, étaient présentées comme la dernière chance de conclure un accord à temps pour qu'il soit adopté cette année par le Congrès des Etats-Unis. A partir de janvier prochain, alors que débuteront les primaires en vue de l'élection présidentielle de novembre 2016, la pré-campagne électorale risque de compliquer la donne. Mais le ministre japonais de l'Economie, Akira Amari, a estimé qu'une seule réunion supplémentaire pourrait permettre de débloquer la situation. Il a ajouté qu'elle pourrait se tenir d'ici la fin du mois. (avec Dave Graham et David Ljunggren; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant