Pas d'accord en vue sur le budget de l'Union européenne

le
7
VERS UN DÉSACCORD SUR LE BUDGET DE L'UNION EUROPÉENNE
VERS UN DÉSACCORD SUR LE BUDGET DE L'UNION EUROPÉENNE

par Emmanuel Jarry et Julien Ponthus

BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants de l'Union européenne s'acheminent vers un constat de désaccord sur le budget communautaire pour 2014-2020 mais la France et certains de ses partenaires espèrent au moins définir les bases d'une reprise ultérieure des négociations.

La principale pierre d'achoppement reste le montant global de l'enveloppe, à quoi s'ajoutent des divergences persistantes sur sa répartition et sur les rabais accordés à plusieurs Etats membres, Royaume-Uni en tête.

Le président du Conseil européen a présenté dans la nuit une nouvelle proposition modifiant l'allocation des crédits dans le sens voulu par de pays comme la France, l'Italie ou la Pologne, avant de suspendre le sommet pour une douzaine d'heures.

Herman Van Rompuy maintient à quelque 983 milliards d'euros l'enveloppe globale, soit une réduction de 80 milliards d'euros par rapport à la proposition initiale de la Commission, ce qui est jugé très insuffisant par le Premier ministre britannique.

David Cameron réclame des coupes budgétaires beaucoup plus substantielles - de l'ordre d'une quarantaine de milliards d'euros supplémentaires, selon une source européenne.

Ses exigences sont partagées par quelques pays, dont la Suède et les Pays-Bas et David Cameron a déclaré vendredi matin que l'on avait pas assez progressé "jusqu'à présent".

"Je pense que nous n'arriverons pas cette fois à une décision unanime", a pour sa part déclaré la chancelière allemande à son arrivée au Conseil européen.

"J'ai toujours dit que ça ne serait pas dramatique si nous n'avions aujourd'hui qu'une première étape", a-t-elle ajouté. "Les positions sont encore très éloignées et si nous avons besoin d'un deuxième round, on prendra le temps de le faire."

EN QUÊTE D'UNE BASE DE DISCUSSION

Un avis partagé par d'autres dirigeants européens, comme le Premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt ou le chancelier autrichien Werner Faymann. Le président français, François Hollande, avait pour sa part estimé dans la nuit qu'un ajournement des discussions était l'issue "la plus probable".

"Mais il faut aller jusqu'au bout dans un premier temps pour que, après, on sache exactement sur quoi la négociation achoppe et doit se rouvrir", avait-il ajouté.

L'idée, explique-t-on de source française, est "d'identifier une base sur laquelle, avec de nouveaux aménagements, il y ait une chance de dégager un compromis qui rassemble suffisamment d'Etats membres".

La délégation française estime que plus ce compromis provisoire sera large et ralliera de soutiens, plus la future étape sera facilitée.

Du côté de l'Allemagne - favorable à des coupes plus importantes que celles proposées par Herman Van Rompuy - on semble cependant douter de l'efficacité de cette stratégie, "si on ne fait pas un pas pour apaiser les Britanniques".

Mais pour François Hollande comme pour le président du Parlement européen, Martin Schulz, l'enveloppe budgétaire proposée par le président du Conseil européen représente le maximum de ce que peuvent accepter les eurodéputés.

"Ce dont je suis sûr, c'est que s'il y avait une proposition qui était en-dessous du chiffre présenté aujourd'hui par M. Van Rompuy, il est peu probable que le Parlement approuve", a ainsi estimé le président français.

RABAIS

Les chefs d'Etat et de gouvernement se sont isolés une partie de la matinée avec leur délégation pour examiner les dernières propositions de Herman Van Rompuy et "faire tourner leurs modèles", selon la formule d'un diplomate français.

Ils devaient se retrouver à la mi-journée lors d'un déjeuner pour faire le point et décider s'il y a matière à prolonger ce sommet ou à reporter la suite des discussions à un futur Conseil européen, probablement en 2013.

Du côté français, on juge satisfaisant la nouvelle proposition de Herman Van Rompuy concernant les fonds de cohésion - le président du Conseil réduit de 10,5 milliards les coupes budgétaires qu'il proposait initialement.

François Hollande juge en revanche insuffisant le relèvement de huit milliards d'euros du budget de la politique agricole commune (PAC) consenti par Herman Van Rompuy par rapport à son projet initial, qui prévoyait de fortes réductions de crédits.

Il souhaite également, comme l'Italie, notamment, une remise à plat des rabais, ristournes et "chèques" accordés au Royaume-Uni et à une poignée d'autres pays dont l'Allemagne et la Suède.

David Cameron défend bec et ongles le "rabais" arraché de par Londres en 1984 sur la contribution du Royaume-Uni.

Herman Van Rompuy propose que tous les pays bénéficiaires de rabais en prennent une partie à leur charge au même titre que les autres Etats membres.

Une solution à laquelle la France paraît prête à se rallier faute de mieux - "C'est le minimum, il faut au moins ça", dit-on dans la délégation française - mais qui a de forte chances de se heurter à l'opposition des pays bénéficiaires de ces ristournes.

Edité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • dstrange le vendredi 23 nov 2012 à 14:47

    Je ne sais pourquoi l'on tient compte de l'avis des anglais, ils ne sont pas dans l'europe et n'ont pas opté pour l'euro. Pourquoi accepter de recevoir des leçons de ces personnes (je n'ai rien contre la Couronne et les anglais ; bon sauf qu'ils nous ont fait bruler Jeanne d'Arc et piqué les JO mais à part ça !!!)

  • jfvl le vendredi 23 nov 2012 à 14:19

    La photo traduit l'intérêt que lui porte les autres dirigeants ou l'intérêt qu'il porte lui même à ceux-ci

  • 6mptxis le vendredi 23 nov 2012 à 14:18

    Heueu ? holland pense que les Français doivent se serrer les fesses? ce serat dure pour faire passer ça loi sur le mariage homo , c est meme un probléme contradictoire , le pauvre

  • M835627 le vendredi 23 nov 2012 à 14:07

    Je me marre, les Anglais ont décidemment tout compris, les froggies raquent et eux se gavent....Mais ils n'ont pas tort dans le sens que l'UE doit aussi se serrer la ceinture!

  • 6mptxis le vendredi 23 nov 2012 à 14:06

    il a franchement la tete ailleur , il doit penser aux négociations avec Israel , ce disant ; mais qui serat , elle ?

  • 6mptxis le vendredi 23 nov 2012 à 14:04

    Puis il se dit ; dans 4 ans je taxe la vaseline à 300% , elle est pas belle la vie

  • 6mptxis le vendredi 23 nov 2012 à 14:02

    Baa il est ailleur , ça se voit sur la photo ,il doit se dire , ma loi sur le mariage homo c est quand meme gonflé ,je sais pas comment la faire passer ; si ça marche j achete ( vaseline , bien sur )

Partenaires Taux