Pas d'accès au marché intérieur sans les 4 libertés, redit Hollande

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    BRUXELLES, 29 juin (Reuters) - Le Royaume-Uni devra accepter 
les quatre libertés de circulation - des personnes, des 
capitaux, des biens et des services - s'il veut conserver 
l'accès au marché intérieur européen et le "passeport" pour ses 
banques, a déclaré mardi soir François Hollande. 
    Le Royaume-Uni supportera l'essentiel des conséquences 
économiques négatives de la sortie de l'Union, que l'Europe peut 
éviter grâce à l'action de la Banque centrale européenne (BCE) 
et des Etats, a ajouté le président français après un dîner 
consacré au Brexit au Conseil européen. 
    François Hollande, qui a souligné que le président de la 
BCE, Mario Draghi, avait confirmé que la banque centrale était 
particulièrement attentive à la situation, a estimé que l'Europe 
et la France pouvaient parfaitement surmonter ces difficultés 
économiques. 
    "Pour accéder au marché intérieur, il faut respecter les 
quatre libertés de circulation, des biens, des capitaux, des 
services et des personnes et il ne sera pas possible pour le 
Royaume-Uni, quelles que soient les options qu'il choisira, de 
pouvoir accéder au marché intérieur sans l'application de cette 
règle, de ces libertés", a dit le président français. 
    "De la même manière, pour accéder au marché intérieur 
européen, il faut contribuer au budget européen, c'est ce que 
fait un pays comme la Norvège", possible modèle pour les futures 
relations avec le Royaume-Uni après sa sortie de l'UE, a ajouté 
le chef de l'Etat devant la presse. 
    S'ils refusent la liberté de circulation, un des principaux 
objets de la campagne pour le Brexit, "ils n'auront plus l'accès 
au marché intérieur et la City qui, grâce à la présence du 
Royaume-Uni dans l'Union européenne, pouvait faire des 
opérations de compensation en euro, alors même que le 
Royaume-Uni n'est pas membre de la zone euro, ne pourra plus les 
faire", a-t-il encore déclaré. 
    "Quand on veut remettre en cause un des principes fondateurs 
de l'Union, on se met en dehors de l'Union en en perdant les 
avantages et un certain nombre d'atouts que l'Union procure et 
apportait jusqu'à présent - encore pour quelques mois - à ce 
pays." 
    Au yeux du président français, il ne s'agit pas de punir le 
peuple britannique, mais pendant un temps, ce dernier va subir 
les conséquences de sa décision. 
    Interrogé sur le souhait de la présidente du Front national, 
Marine Le Pen, d'organiser un référendum comparable en France, 
François Hollande a répondu que l'élection présidentielle de 
2017 se jouerait aussi en partie sur les questions européennes 
et la participation de la France à l'UE.   
 
 (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau) 
 
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  • JOG58 il y a 9 mois

    personne ne l'ecoute, il s'essoufle pour rien le porcinet