Partenariat SNCF-Airbnb avorté face à la colère des hôteliers

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 (Actualisé avec réaction Airbnb France) 
    PARIS, 14 décembre (Reuters) - La SNCF a annoncé mardi 
l'arrêt de son partenariat avec la plateforme de locations 
saisonnières Airbnb "face à l'incompréhension" suscitée par 
cette promotion et s'est engagée au dialogue avec les 
professionnels de l'hôtellerie. 
    La société publique avait décidé, via sa filiale 
voyages-sncf.com, de proposer à ses clients de mettre en 
location leur logement durant leur absence sur Airbnb, 
spécialisé dans l'hébergement chez l'habitant. 
    Une "expérimentation" de quelques mois annoncée la semaine 
dernière avant une possible généralisation en 2016. 
    "Face à l'incompréhension créée par la promotion ponctuelle 
de Voyages-sncf.com avec Airbnb, Voyages-sncf.com a décidé 
d'arrêter l'opération en cours et de prendre le temps du 
dialogue avec l'ensemble des professionnels de l'hôtellerie", 
précise la filiale voyages-sncf.com dans un communiqué. 
    L'objectif est "d'analyser les conditions dans lesquelles 
les nouveaux modèles d'économie collaborative peuvent contribuer 
à la relance du tourisme en France", ajoute-t-il. 
    Le directeur d'Airbnb France, Nicolas Ferrary, a jugé le 
procédé "scandaleux" sur Europe 1. 
    "Cela permettait aux Français de voyager plus et d'augmenter 
leur pouvoir d'achat en gagnant un peu d'argent en louant leur 
logement", a-t-il expliqué. 
    "Que quelques lobbies hôteliers utilisent cette excuse pour 
taper sur de nouveaux modèles comme Airbnb est scandaleux", 
a-t-il ajouté, assurant que la société, fondée en 2008 à San 
Francisco, "paye les impôts qu' elle  doit payer en France". 
    L'initiative de la SNCF avait fait bondir les hôteliers, 
notamment le Groupement national des indépendants (GNI) qui 
s'est étonné dans un communiqué "du partenariat imminent entre 
une filiale de la SNCF, subventionnée à hauteur de plusieurs 
milliards d'euros par l'Etat et les contribuables français, et 
la plateforme Airbnb". 
    "Comment cette société publique peut-elle nouer un 
partenariat avec cette société de services étrangère qui réalise 
en France près de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires 
annuel et qui, dans le même temps, s'arrange et réussit le tour 
de passe-passe fiscal et social consistant à ne payer des impôts 
que sur à peine 2% de son chiffre d'affaires et à ne déclarer 
que 30 salariés!", peut-on lire. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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