Parra : " Si on part en étant individualiste, c'est très compliqué "

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Parra : " Si on part en étant individualiste, c'est très compliqué "
Parra : " Si on part en étant individualiste, c'est très compliqué "

Morgan Parra est revenu sur les deux jours de cohésion épuisants que le groupe a vécus à Tignes. Le demi de mêlée de Clermont y évoque l'esprit de groupe, qui se consolide malgré la concurrence et n'épargne pas son concurrent direct, Rory Kockott.

Morgan Parra, que retenez-vous de ces deux jours de cohésion que vous venez de vivre ?
J’ai bien aimé la via ferrata. C’était dur mais ludique. Il fallait se surpasser tous ensemble. On est passés par des endroits où on n’aurait jamais pensé passer. Il y a des joueurs comme Rabah Slimani, qui s’était arrêté à la moitié avec le Stade Français, et qui aujourd’hui est allé jusqu'au bout. Le groupe est allé jusqu’au bout. Le vélo ça a été compliqué, la randonnée aussi, le lendemain un peu mieux, où on a pu un plus profiter. Il y a de la cohésion, de la difficulté, mais l’important c’est que tout le monde ait pu terminer ensemble.

N’avez-vous jamais eu envie d’étrangler Julien Deloire, le préparateur physique ?
Non, pas seulement Julien, c’est le staff en entier qui a décidé de nous faire ça ! Le plus compliqué, c’était de monter les 17 km de col sur des VTT. Bon, une fois en haut, tu es quand même bien content de l’avoir fait. Après, sur la randonnée, tu ne prends pas vraiment de plaisir non plus à marcher en file indienne pendant deux heures en regardant les pieds de celui qui te précède. Mais bon, tous ces moments te permettent d’apprendre certaines choses sur le caractère des mecs en dehors.

Certains se sont-ils révélés dans ce groupe ?
On en apprend plus sur les autres. On a discuté, plus que si on avait fait du rugby ou du physique. Il y a des affinités mais on est un groupe toujours sain. L’ambiance est bonne, il y a de la bonne humeur. Bien sûr, on a aussi râlé, mais ça fait partie de l’ADN du groupe. On est compétiteurs et râleurs aussi. Il y a eu de l’entraide et du partage et pour un groupe c’est important de se retrouver.

« Ne pas tirer la couverture à soi »

Dans un peu moins d’un mois, la liste passera de 36 joueurs à 31. Vous arrive-t-il d’y penser ?
Dire qu’on n’a pas ça en tête, ça serait mentir ou reconnaître qu’on n’est pas compétiteur et qu’on n’a pas envie d’être dans les 31. Maintenant, il ne s’agit pas non plus de gâcher cette bonne ambiance et tirer la couverture à soi. Bien sûr, on va partir à 31, mais on a besoin de tout le monde pour réussir cette compétition. Si on part en étant individualiste d’entrée, c’est très compliqué.

Quel regard portez-vous sur l’un de vos concurrents au poste, Rory Kockott, qui est parti seul au pied de l’Iseran et a pratiquement construit son radeau à lui tout seul ?
S’il peut tirer tout seul l’équipe de France à un titre de champion du monde, ça sera parfait. Mais je ne suis pas certain qu’on puisse y arriver tout seul. C’est même une certitude. Après, être entouré, être un meneur, c’est autre chose.

Ressentez-vous cette concurrence entre vous ?
Ça dépend des postes. Là, on ne la ressent pas vraiment, car on est encore dans la préparation physique. Mais il faut garder cette bonne humeur, cette cohésion, cette concurrence saine. Parce que c’est quand tu commences à tirer la corde à toi tout seul que se créent des rivalités, des clans, et que le groupe finit par se dissoudre. Aujourd’hui, ce n’est vraiment pas ce qu’on veut.

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