Parra : " On n'était pas sûrs de l'assumer "

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Parra : " On n'était pas sûrs de l'assumer "
Parra : " On n'était pas sûrs de l'assumer "

Morgan Parra est longuement revenu sur la déroute du XV de France, samedi soir contre la Nouvelle-Zélande. De retour parmi les titulaires pour ce quart de finale, le Clermontois ne se cache et admet la large supériorité adverse. Son bilan des quatre dernières années est sans concession.

Morgan Parra, que ressentez-vous après cette grosse claque ?
De l’impuissance, le fait d’être tombé contre meilleurs. Il n’y a pas photo. On savait que ça allait être très très dur, et aujourd’hui on a eu la réponse…

Ils étaient vraiment au-dessus…
(Il coupe) Oui, il n’y a pas photo. Quand tu as un score aussi large c’est qu’ils étaient largement au-dessus.

Quelle est la différence entre 2011 où ils ne s’imposent que d’un petit point et ce soir ?
On avait rivalisé dans le combat, on avait rivalisé défensivement. On était peut-être plus organisés. Autant en 2011 il y avait ce sentiment de rage, d’énervement, on aurait dû être champions du monde même si on avait fait un parcours de merde. Là, c’est le cas inverse. On fait un bon début de Coupe du monde, on passe à côté sur les dix dernières minutes contre l’Irlande, et puis tu n’existes pas aujourd’hui.

Le regret, c’est plus la semaine dernière qu’aujourd’hui ?
Est-ce qu’on aurait fait mieux face à l’Argentine ? Je ne sais pas…

Que retenez-vous de cette Coupe du monde et de ces quatre années ?
Des hauts et des bas. Personnellement aussi. J’ai eu des moments compliqués, peu de victoires, beaucoup dans la difficulté, beaucoup de recherches de certitudes et jamais des certitudes fortes à part peut-être sur ce début de Coupe du monde, avec une bonne prép        aration, de bons matchs amicaux et un début de compétition dans l’ensemble comme il faut.

« Le haka tu veux le défier, mais il faut assumer »

Vous n’avez pas pris de plaisir ces quatre dernières années ?
Je ne sais pas, après c’est un honneur et une fierté de porter ce maillot de l’équipe de France. Après, quand tu es joueur tu veux des victoires. Malheureusement il y a eu beaucoup plus de défaites que de victoires.

Vous avez choisi de ne pas défier le haka, vous ne vous en êtes pas sentis capable ?
Inconsciemment je pense oui. Tu veux le défier, mais il faut être sûr d’assumer aussi. On avait envie de l’assumer, de se battre jusqu’au bout, maintenant on était peut-être pas sûrs de l’assumer.

Vous êtes revenu comme le sauveur en quelque sorte…
(Il coupe) Non ça c’est vous… Les mecs parlent à ma place, après aujourd’hui je sais très bien que le haut niveau est très compliqué. Sébastien (Tillous-Borde) ne mérite pas plus de sortir que d’autres sur le match de l’Irlande. J’ai essayé d’apporter, mais on est tombés sur plus fort. Quand tu ne gagnes pas les duels, que tu n’avances pas, c’est très compliqué. On a essayé de produire du jeu, mais on a été punis.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Cardiff, Jean-François Paturaud

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