Parra : " On échange beaucoup avec Fred Michalak "

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Parra : " On échange beaucoup avec Fred Michalak "
Parra : " On échange beaucoup avec Fred Michalak "

Morgan Parra n'est pas parti pour débuter la Coupe du monde en tant que titulaire. Mais le demi de mêlée des Bleus se prépare à vivre une aventure humaine exceptionnelle, et prend son rôle de buteur, qu'il partage avec Frédéric Michalak, très au sérieux.

Morgan Parra, ce lundi vous avez eu le test du temps anglais pour vous entraîner à buter...
Oui ! On n’a pas eu de chance, mais autant s’habituer à ça même si on espère qu’il fera beau le jour du match.

Que pensez-vous de vos installations à Croydon ?
C’est magnifique pour bosser. Les jardiniers ont fait un super boulot, on a une pelouse magnifique, on a de très bonnes installations. Après, Twickenham ce ne sera pas pareil. Donc on prend des repères sur les positions, sur le jeu, mais l’enceinte ne sera pas du tout la même.

On vous a vu travailler avec Frédéric Michalak, vous échangez beaucoup ?
Oui, chacun a sa façon de travailler, mais on échange beaucoup sur notre ressenti. On a chacun nos exercices sur nos routines. Le fait qu’il ait beaucoup partagé avec Jonny Wilkinson à Toulon c’est très important aussi. C’est toujours bien d’apprendre, surtout qu’il a côtoyé l’un des meilleurs buteurs de l’histoire...

« Je suis aussi excité qu’il y a quatre ans »

Vous sentez la pression qui monte ?
Oui, dès qu’on descend de l’avion et qu’on rentre dans ce bus Coupe du monde, quand on voit l’accueil des gens, on sent qu’on est rentré dans la compétition.

Le fait d’entamer cette Coupe du monde en l’ayant déjà disputé une fois c’est plutôt rassurant ?
Après ça reste un match de rugby, c’est un gros match, ça va être très dur de rentrer dans cette compétition. On le sait. Après l’expérience qu’on peut avoir, c’est de savoir que ce genre de match n’est jamais facile. Ça me ramène quatre ans en arrière, c’est là que je me rends compte que j’ai vieilli. C’est de très bons souvenirs. Je me rappelle que j’étais un peu dans la situation du mec qui découvrait, mais je suis aussi excité qu’il y a quatre ans.

Un peu moins d’insouciance malgré tout ? Vous avez pris de la bouteille depuis quatre ans...
Oui un peu moins d’insouciance mais après, ça n’empêchera pas, s’il y a des coups à jouer, de les tenter. On a tous envie de jouer, de faire une grosse Coupe du monde et c’est surtout important de bien rentrer dans cette compétition contre l’Italie.

« Réussir à garder la même ambiance »

Le fait de se retrouver ici, à Croydon, un peu éloigné de toutes les festivités autour de la Coupe du monde, c’est mieux pour vous ?
Je ne sais pas. Il y a quatre ans on était en plein dedans donc ça n’a pas changé. Il n’y a rien qui change le jour du match. Je suis partagé. J’aurais aussi aimé être en plein cœur et la vivre à fond, et parfois tu as aussi envie d’avoir un peu de recul et d’être un peu à l’écart pour rester concentré sur l’objectif.

Samedi tout le monde ne pourra pas être sur la feuille de match. Chacun connaît bien son rôle ?
Oui, il faut réussir à garder la même ambiance et le même état d’esprit. Il faut se faire travailler les uns les autres. L’objectif est le même pour tout le monde, c’est de gagner ce premier match et de bien rentrer dans cette compétition. 

Propos recueillis par notre envoyé spécial, à Croydon

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