Parra : " On a les armes pour rivaliser avec l'Irlande "

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Parra : " On a les armes pour rivaliser avec l'Irlande "
Parra : " On a les armes pour rivaliser avec l'Irlande "

Après un voyage de quatre heures pour rallier le pays de Galles, où les Bleus séjourneront une semaine avant d'affronter l'Irlande, Morgan Parra s'est présenté devant la presse samedi soir. Le demi de mêlée français est revenu sur sa bonne entrée contre le Canada et sur le match à venir contre le XV du Trèfle.

Morgan Parra, comment vous sentez-vous après ce voyage en bus entre Milton Keynes et Cardiff ?
C’est bien aussi de couper un peu. Quatre heures de bus, à côté de gros costauds, le trajet est beaucoup plus long ! Le but c’est de couper, de prendre un peu l’air et de bien manger à la française (ndlr : les Bleus ont déjeuné dans une brasserie française). On sait qu’au pays de Galles, on a de très belles structures avec les terrains à côté, un peu comme à Marcoussis.

Une semaine avant de jouer contre l’Irlande, n’est-ce pas un peu long ?
Oui ça va être long, comme la semaine avant de jouer le Canada. Mais c’est un avantage aussi de bien se préparer, de pouvoir bien récupérer, de bien enchaîner, de bien travailler pour être prêt dimanche prochain.

Vous avez hâte ?
On aimerait tous être déjà à dimanche. On aime la compétition, on aime jouer ce genre de matchs, en plus au Millenium à Cardiff devant un grand nombre de supporters, et face à une très bonne équipe d’Irlande. Plus ça passe, plus on se dit qu’on veut y être très vite.

Ce match contre l’Irlande, c’est un bon test face à une nation majeure ?
Oui, face à une nation majeure pour savoir où on est vraiment à partir de ces matchs de poule. On a fait un match face à l’Italie où on est rentré dans la compétition, contre la Roumanie plus compliqué, et face au Canada beaucoup mieux. Maintenant, il nous faut un gros match face à une belle équipe d’Irlande pour pouvoir se dire où on en est.

« J’ai envie de jouer à chaque fois »

La semaine dernière, Philippe Saint-André vous a fait beaucoup travailler sur les rucks, vous allez encore y passer du temps à l’entraînement avant l’Irlande ?
Il faut encore travailler les rucks, on a été mieux mais on peut faire beaucoup mieux pour pouvoir enchaîner les temps de jeu. Et si on veut enchaîner les temps de jeu, il faut être costaud sur ces rucks, pouvoir mettre de la vitesse. Face aux Irlandais ça va être très compliqué si on n’est pas bons dans ces secteurs. A petites doses, on va y avoir droit toute la semaine je pense.

Attendez-vous la composition de départ avec impatience ?
C’est une composition que j’attends comme à chaque match. Je suis un compétiteur, j’ai envie de jouer à chaque fois. Maintenant il y a des choix, il faut les accepter et travailler pour l’équipe et avoir la gagne au bout. L’important c’est que l’équipe gagne, et de toute faire pour pouvoir être champion du monde.

Vous avez été très bon lors de votre entrée contre le Canada, vous pensez avoir marqué des points ?
Oui mais il faut prendre du recul. Est-ce que ce n’est pas plus facile d’entrer en fin de match en étant frais ? Je ne sais pas… Il y aura des choix.

Joe Schmidt, le sélectionneur irlandais, est quelqu’un que vous avez côtoyé à Clermont…
C’est quelqu’un qui étudie le moindre détail de l’équipe adverse. Si aujourd’hui il y a un problème autour des rucks, c’est sûr qu’on aura droit à un temps de jeu autour de ça, codifié sur trois-quatre temps.  Il étudie énormément l’équipe adverse. Sur les moindres failles, il y a une combinaison qui est créée pour mettre l’équipe en danger sur ça. J’ai pu le connaître, c’est quelqu’un qui est très difficile comme entraîneur envers les joueurs, mais aussi très touchant en dehors du terrain. Il a un gros relationnel avec les joueurs et a l’ambition de tout gagner. Il met en confiance les joueurs de son équipe, et leur permet d’évoluer à leur meilleur niveau.

Que vous a-t-il apporté à titre personnel ?
Ça a été sur la précision. Le moindre lancement, il était très précis, il était mis avec de la vitesse, de l’intensité, il n’y avait pas droit à la marge d’erreur ou à l’oubli. Il partait du principe que si tout le monde fait son boulot comme il faut, c’est obligé qu’il y aura une faiblesse de l’autre côté et que ça permettra de mettre l’équipe dans l’avancée.

« L’Irlande est une équipe exemplaire »

L’Irlande est favorite d’après vous ?
Aujourd’hui, c’est une équipe qui est exemplaire. Maintenant, je ne pense pas qu’on n’ait pas les armes pour battre l’Irlande. On a toutes les capacités pour pouvoir rivaliser, pour pouvoir être présent et gagner face à cette équipe. On a les armes et les moyens. On la respecte, on a conscience qu’on est derrière mais on peut rivaliser contre cette équipe irlandaise. Peut-être qu’on a évolué, qu’on a grandi et qu’on est plus capable de rivaliser.

Votre jeu est beaucoup critiqué par les consultants depuis le début de la compétition, qu’est-ce que ça vous inspire ?
Si on joue comme ça tout le long et qu’on est champions du monde, je ne pense pas qu’on en reparlera. Vous journalistes, vous serez champions du monde avec nous, les Français aussi donc à partir de là, il n’y aura pas de soucis. 

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