Paris veut une enquête au Soudan après les accusations d'Amnesty

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    PARIS, 30 septembre (Reuters) - La France a réclamé vendredi 
une enquête internationale sur l'usage présumé d'armes chimiques 
par les forces gouvernementales soudanaises au Darfour, une 
accusation portée par Amnesty International. 
    L'organisation non gouvernementale affirme dans un rapport 
publié jeudi qu'une trentaine d'attaques à l'arme chimique ont 
été perpétrées entre janvier et septembre sur des villages de la 
région du Djebel Marra, au Darfour, dans le cadre d'une vaste 
offensive contre les rebelles. 
    "Ce rapport porte des accusations très graves que nous ne 
pouvons ni confirmer ni infirmer à ce stade", a déclaré à la 
presse le porte-parole du ministère français des Affaires 
étrangères. 
    "Nous pensons que la communauté internationale doit regarder 
de près et enquêter pour vérifier si ces informations sont 
réelles ou pas", a ajouté Romain Nadal. 
    L'enquête pourrait être confiée à l'Organisation pour 
l'interdiction des armes chimiques (OPWC), basée à La Haye, mais 
aussi à la Mission de l'Union africaine et des Nations unies au 
Darfour (MINUAD), a-t-il dit. 
    Amnesty International estime qu'"entre 200 et 250 personnes 
ont pu mourir d'une exposition aux agents chimiques, pour 
beaucoup, voire pour la plupart, des enfants". 
    Le représentant du Soudan aux Nations unies, Omer Dahab Fadl 
Mohamed, a rejeté jeudi des allégations "totalement infondées", 
affirmant que le Soudan ne possédait pas d'armes chimiques. 
    L'armée soudanaise est engagée dans une campagne contre les  
rebelles de l'Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour 
(SLA-AW). 
 
 (John Irish, version française Sophie Louet) 
 
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  • M940878 il y a 2 mois

    'Paris' ferait mieux de s'occuper des problèmes français