Paris: vent d'euphorie prématuré ? W-Street reperd ses gains

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(CercleFinance.com) - C'est le scénario idéal: le CAC40 (+0,75%) finit au plus haut du jour, à 5.033.

C'est meilleure clôture de l'année 2017 mais également un record historique de clôture pour le CAC40 'global return' (ou CAC40.GR), à 12.445Pts.

Après un petit épisode de nervosité mardi, tous les voyants techniques repassent soudainement au vert: de l'avis de la plupart des chartistes, cette hausse appelle, d'autres hausses car il n'y a strictement plus aucun signal de faiblesse ou de retournement... là encore, un scénario idéal.

Contrairement à de précédentes séances, le vent d'euphorie -que personne n'a vu venir- n'est pas retombée en fin de journée, comme si les incertitudes sur le vote du Congrès US ce soir sur la suspension d'Obamacare étaient levées et que Wall Street s'était inquiété pour rien 48H auparavant.

Mais l'inquiétude était peut être justifiée car des rumeurs font état d'un échec de Trump à rassembler une majorité.

De fait, les indices US qui avaient affiché de +0,4 à +0,5% à la mi-séance retombent depuis quelques minutes à l'équilibre.

De toutes façon, la hausse des indices US demeurait inférieur de moitié au gain moyen des places européennes : l'Euro-Stoxx50 grimpe de +0,9% à 3.452 (record annuel de clôture), dans le sillage de Milan (+1,1%) et Francfort (+1,2%).

L'ampleur de cette embellie côté indices européens ne serait-elle pas à rapprocher du résultat du dernier 'TLTRO' de la BCE qui vient d'injecter 233,5MdsE d'argent frais et gratuit (taux zéro), au profit de 474 banques européennes qui en ont fait la demande.

Voilà qui obère la prudence qui prévalait à quelques heures du vote du Congrès ce soir: il y a soudain de l'argent à investir et compte tenu de la répression financière exercée par les banques centrales, les flux se dirigent inexorablement vers le compartiment 'actions'.

La hausse des marchés a peu à voir avec les indicateurs économiques du jour: les ventes au détail ont augmenté de 1,4% en Grande-Bretagne le mois dernier en données séquentielles.

Aux Etats-Unis, le marché a pris connaissance des traditionnels chiffres hebdomadaires du chômage: ils ont augmenté plus que prévu avec +15.000 à 258.000 la semaine dernière.

Le chiffre des ventes de logements neufs au titre de février est ressorti en hausse de +6,1% (contre +0,7% attendu), soit +12,8% en rythme annuel.

Dans l'immédiat, l'euro recule d'un peu moins de 0,1% face au dollar à 1,0790, tandis que le baril de WTI s'enfonce sous les 48$ sur le NYMEX, à 47,8$ (-0,7%)... le Forex et le pétrole sont étonnamment stables alors que les bourses semblent portées par une dynamique imprévue.

Enfin, concernant les valeurs, Wendel (+4,2%) domine le SBF 120 à la faveur de comptes annuels solides, marqués par un bond de 26,3% de l'actif net réévalué (ANR) par action à 162 euros.

Le groupe a également enregistré un résultat net positif au second semestre et a atteint tous ses objectifs 2013-2016 avec 18 mois d'avance. Cerise sur le gâteau : son chiffre d'affaires s'est inscrit en hausse de 7,8% à 8,28 milliards d'euros (+0,6% en organique).

Le CAC40 est soutenu une fois encore par les bancaires avec BNP-Paribas, Sté Générale puis Crédit Agricole qui gagnent +1,3% en moyenne mais c'est

Sodexo qui domine le classement avec +2,6%.

C'est Pernod Ricard qui ferme la marche avec -2%, devant Technip avec -0,9% puis CapGemini à seulement -0,4%.

On notera également le décrochage de 5,1% de Cegedim, au lendemain de résultats 2016 marqués par une perte de 25,6 millions d'euros, contre un bénéfice de 19,5 millions en 2015, et par un recul de 21,8% de l'Ebitda à 61,4 millions d'euros (-16,7% en données ajustées à 65,4 millions).

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