Paris: vague d'euphorie venue du Japon, pétrole sous 42$.

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(CercleFinance.com) - Paris gagne 1,2% mais ne finit pas au 'plus haut du jour' alors que Wall Street déjoue les attentes d'une nouvelle pluie de record absolus.

L'Euphorie des places européennes demeure donc 'locale' : le CAC40 avait affiché jusqu'à +1,7% à 4.469 vers 14H30 et l'Euro-Stoxx50 (+0,7% à 3.000) gagnait jusqu'à +1,25%.

Wall Street se contente de stagner: plus rien ne bouge depuis 17H.

C'est la 'camisole algorithmique': aucune tendance puisque le Nasdaq avance de +0,3% (grâce à Apple) alors que le Dow Jones s'effrite de -0,15% et le 'S&P' se replie de -0,3% dans le sillage des valeurs pétrolières.

La camisole se desserrera peut-être après le communiqué de la FED vers 20H.

Le CAC40 s'était envolé de +1% dès l'ouverture avec l'appui d'une série de solides résultats (quelques 'bonnes surprises' découlant du sempiternel procédé du 'moins mauvais que prévu') sans que les volumes ne connaissent d'accélération marquée:3,25MdsE échangés pour une volatilité 2 fois plus élevée que la veille, cela demeure étriqué et ne révèle pas de 'vague d'achat' mû par l'espoir d'une envolée estivale (après +11% repris en 4 semaines).

En fait, les indices européens s'étaient envolés en pleine nuit -bien avant que les trimestriels du jour ne deviennent la thématique centrale- dans le sillage de Tokyo (+1,75%) grâce au renforcement de +40% du plan de soutien du gouvernement de Shinzo Abe, financé à 100% par la dette et le creusement du déficit budgétaire japonais (8% du PIB cette année).

Le plan de relance va passer de 172 à 240Mds d'équivalent Euro: le marché espère un doublement du stimulus par la BoJ vendredi (car il faudra bien financer ce nouveau plan par 100% de nouvelles dettes).

L'envol des marchés n'a évidemment aucun rapport avec la baisse du moral des ménages allemands selon l'enquête mensuelle GfK (à 10,0 contre 10,1 en juillet) ni avec la hausse de +0,4% des prix à la production en France.

Rien à voir non plus avec les chiffres des commandes de biens durables US qui s'effondre de -4% en juin (et -0,5% hors 'transport' et aéronautique), ni avec la faible hausse (+0,2%) des promesses d'achat de logements (contre +1,4% anticipé).

la plus mauvaise nouvelle du jour provient d'un gonflement inattendu des stocks de pétrole (+1,7Mns barils de brut, +0,5Mn de barils d'essence) qui précipite le pétrole vers 41,85$ (-2,2%).

Le point d'orgue de cette journée sera la décision du comité de politique monétaire de la Fed ce soir.

'La Réserve fédérale souhaite encore normaliser sa politique monétaire, mais cela apparaît de plus en plus compromis compte tenu du ralentissement des créations d'emplois et du contexte international. Dans ces conditions, il est peu probable que la FED puisse opérer 2 durcissements monétaires cette année', estime-t-on dans les rangs de Saxo Banque.

Sur le marché des changes, l'euro grignote un peu moins de 0,1% face au dollar à 1,0992.

Au chapitre microéconomique, les trimestriels donnent le tempo: Peugeot (+9,25%) domine l'indice phare après l'annonce d'un doublement de son bénéfice net part du groupe au premier semestre et des perspectives annuelles encourageantes.

LVMH (+7,5%) suit, au lendemain de la publication de comptes solides au 30 juin, avec un bénéfice net part du groupe en progression de 8% et de ventes en hausse de 3%, le tout assorti là aussi de prévisions optimistes pour 2016.

Valeo (+5,6%) ne semble pas redouter outre mesure les répercussions du 'Brexit'.

Airbus Group (+4,5%) reste très bien orienté après ses semestriels, marqués par une progression du résultat net, en sus de la confirmation des objectifs 2016.

En revanche, son rival Boeing annonce ses premières pertes trimestrielles depuis 7 ans.

Sur le SBF 120, ST-Micro prend +10,6%, également avec des ventes plus solides que prévu; le titre Atos s'adjuge pour sa part plus de 8,5% alors que l'ESN a révisé à la hausse l'ensemble de ses objectifs annuels.

Chahuté ces temps-ci, Air France-KLM (-0,7%) ne tient pas ses gains initiaux l'annonce d'une forte diminution de la perte nette part du groupe et d'une poursuite de la réduction significative de la dette nette.

Douche glacée en revanche pour Ingenico, qui plonge de 9,2% en raison de difficultés persistantes en Amérique du Nord et du Sud, lesquelles tendent à discréditer le maintien des prévisions sur l'exercice en cours. Plusieurs brokers au premier rang desquels Berenberg ont mal réagi à cet optimisme persistant...

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