Paris: tout prend l'apparence d'un 'bear market', $ à 1,10/E

le
0

(CercleFinance.com) - Paris limite un peu la casse au cours des 5 dernières minutes mais avec un repli de près de 3% à 3.984Pts, les 4.000 sont définitivement enfoncés et rien ne semble plus pouvoir endiguer la correction en direction du plancher annuel des 3.900Pts (la bourse de Bruxelles retrace déjà son 'plus bas' du 11 février vers 3.150Pts).

Le CAC40 a dévissé jusqu'à -3,65% vers 3.956et la pression vendeuse se renforce (6,7MdsE échangés après 11,5MdsE vendredi, c'est énorme).

A Wall Street, les indices de référence pulvérisent des planchers graphiques bien identifiés depuis des semaines.

A la mi-séance, le Dow Jones chute de -250Pts (-1,65%) vers 17.125 et se retrouve au plus bas de l'année 2016, le 'S&P' décroche de -1,8% et préserve de justesse le seuil des 2.000, le Nasdaq perd -2,3%.

Chez nos voisins, les écarts furent assez similaires à Paris avec -2,55% à Londres sur le FTSE, le DAX chute de -3,03%, Milan de -4% et Bruxelles de -4,05%.

'Les marchés ont la gueule de bois, et doivent essayer d'analyser les conséquences réelles du Brexit avant de revenir avec plus de conviction à l'achat', constatait ce matin un analyste technique de Barclays Bourse.

Autre signe de tension qui ne trompe pas, le Dollar fait office de valeur refuge et progresse de +1,2%, au-delà des 1,0980/E, l'appétit pour l'or ne se dément pas non plus avec un gain de +1,2% à 1.333$.

Le pétrole continue de subir de lourds dégagements, le baril de 'WTI' dévisse de -2,9% à 46,25$... ce qui témoigne de nouvelle incertitudes sur la croissance mondiale (et entérine la cassure des 47,5$).

'Le résultat en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne au référendum britannique nous amène à réviser légèrement à la baisse nos prévisions de croissance', indiquait pour sa part Natixis à propos de la France.

Conservant +1,4% de croissance en moyenne en 2016 et +0,2% au deuxième trimestre 2016, la banque abaisse légèrement la croissance du troisième trimestre de +0,3% à +0,2% et celle de l'année 2017 de +1,1% à +1% en moyenne.

Aucune donnée n'est prévue au calendrier ce lundi, mais la semaine sera tout de même riche sur ce front avec par exemple des estimations d'inflation et du chômage dans la zone euro, ainsi que les indices PMI manufacturiers.

Aux Etats-Unis, les opérateurs prendront connaissance en particulier d'une nouvelle estimation de la croissance du PIB au premier trimestre demain, puis des revenus et dépenses des ménages de mai mercredi et de l'indice ISM manufacturier vendredi.

Côté valeurs, Sanofi gagne tout de même 1,6% et reste le seul titre positif du CAC40 à la suite de la signature avec Boehringer Ingelheim de contrats en vue de l'échange de son activité santé animale Merial contre l'activité santé grand public de Boehringer Ingelheim.

A l'opposé, les valeurs financières figurent toujours parmi les premières à souffrir des inquiétudes générées par le Brexit : Société Générale, AXA et BNP Paribas dévissent de -8% en moyenne et Crédit Agricole de -7.

Peugeot (-9%) a longtemps fait figure de lanterne rouge des 'non financières' après des ventes jugées décevantes en Chine, Accor en termine à -9,3%, saint Gobain à -8,6%.

Eutelsat Communications lâche 6,2% après une revue par l'opérateur de satellites de ses priorités stratégiques et de ses objectifs financiers, dans un contexte de ralentissement de la croissance de l'industrie.

Gecina perd 4,3% après que le groupe foncier ait reçu vendredi l'agrément de l'Autorité de la concurrence au titre du contrôle des concentrations dans le cadre de son projet de rapprochement avec Foncière de Paris.

Parmi les valeurs plus modestes, Nicox gagne 2% avec l'entrée de la société d'ophtalmologie dans le Russell Global à l'occasion de la recomposition par Russell Investment de ses indices.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant