Paris tourne sans regrets la page du «mauvais élève» ATT

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Le président Amadou Toumani Touré était un partenaire jugé insuffisant face à l'instabilité du Sahel et le développement du terrorisme affilié à al-Qaida.

Un «briefing» de presse consacré à l'action de l'Union européenne au Sahel a pris une tournure plutôt inhabituelle, mercredi au Quai d'Orsay: tandis que s'enclenchait au Mali le coup d'État qui allait emporter le président Amadou Toumani Touré, dit ATT, les journalistes présents ont pu bénéficier en direct des analyses du diplomate chargé de ce dossier à mesure que les nouvelles lui parvenaient sur son téléphone portable. C'est peu dire que l'éviction d'ATT a été suivie de près à Paris, qui voit partir sans regret un partenaire jugé insuffisant face aux grands défis du Sahel - instabilité, développement, immigration et terrorisme.

Certes, mardi, Alain Juppé a condamné le coup d'État, appelé au respect de l'ordre constitutionnel et à la tenue «le plus vite possible» des élections prévues le 29 avril. La France a aussi annoncé la suspension de sa coopération avec le Mali, hormis l'aide humanitaire et la lutte antiterroriste. Mais des sources diplomatiq

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