Paris: toujours angoissé par le vote britannique.

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(CercleFinance.com) - Toujours frappée par l'angoisse liée à la victoire surprise du Brexit, la Bourse de Paris peine à réduire ses lourdes pertes cet après-midi, malgré une ouverture à Wall Street sur un décrochage moins spectaculaire.

Après 16h00, le CAC40 lâche encore 6,2% à 4190 points, sous-performant le DAX de Francfort (-5,9%) et le FTSE de Londres (-2%). A New York, le Dow Jones ne perd que 2,3% et le Nasdaq, 2,7%.

Contrairement à ce qu'espéraient les marchés, les électeurs britanniques ont donc décidé à une majorité de près de 52%, de voter pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

'Ce vote, qui met fin à 43 années d'appartenance, aura des conséquences économiques et politiques, non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour l'Union européenne', prévient l'équipe d'Amundi Asset Management.

'A ce stade, les inconnues sont nombreuses. Le choix des Britanniques ouvre une période d'incertitude, synonyme de volatilité à court terme pour les marchés financiers, au Royaume-Uni comme en Europe', poursuit-elle.

'Point positif, toutes les banques centrales à travers le monde sont prêtes à agir de concert', tempère un gérant de Barclays Bourse. 'Une période d'incertitude s'ouvre mais pour autant, l'économie mondiale continuera à tourner (plus ou moins vite)'.

Ce contexte troublé fait passer inaperçue la hausse de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, de 0,9 point à 108,7, hausse qui reflétait d'ailleurs l'espoir douché d'un Bremain.

Toujours sur le front des statistiques, la croissance du PIB français en volume a accéléré à +0,6% au premier trimestre 2016, selon l'Insee qui confirme donc sa précédente estimation.

Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont chuté de 2,2% au mois de mai tandis que l'indice de confiance du Michigan a été révisé en baisse à 93,5 au titre du mois en cours.

Comme on pouvait s'y attendre, les valeurs financières figurent parmi les plus lourdement impactées par le Brexit : Société Générale dégringole de 19,3%, BNP Paribas de 16,1% et AXA de 14,4%.

A l'opposé, des valeurs plus défensives limitent relativement la casse, comme le géant des cosmétiques L'Oréal (-1,6%) et le spécialiste du verre ophtalmique Essilor (-2,2%).

Autre valeur défensive, Pernod Ricard ne recule que de 0,8% après que le groupe de spiritueux ait décidé de verser un acompte sur dividende de 0,90 euro par action.

Hors CAC40, Rexel lâche 7% après l'annonce du prochain départ du PDG du distributeur de matériel électrique, PDG Rudy Provoost et de la dissociation des fonctions de président et de directeur général.

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