Paris souhaite réinventer et rentabiliser ses pavillons

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EN IMAGES - La mairie de Paris dispose de près de 500 sites qu’elle concède contre le paiement d’une redevance. Pour redonner vie ou dynamiser l’usage de 24 lieux et pavillons, elle lance jeudi un «appel à idées».

La vogue collaborative n’en finit plus de faire les beaux jours de la ville de Paris. Après les budgets participatifs et l’opération Réinventer Paris, la municipalité est désormais à la recherche d’idées pour dynamiser, optimiser, réinventer 24 de ses pavillons et lieux d’exception. «Nous avons choisi de sortir de ces renouvellements de concessions au fil de l’eau avec peu d’informations disponibles pour ceux qui ne connaissent pas les dossiers, explique Julien Bargeton, adjoint au maire chargé des finances et des concessions.

Pour ce premier appel à idées nous avons regroupé 24 sites pour lesquels les personnes intéressées disposeront d’un document de présentation et pourront soumettre leur idée d’exploitation.» L’équipe municipale compte aussi sur cette procédure pour apporter un peu d’air frais et de créativité dans les utilisations de l’espace, sortir des sempiternels espaces de restauration pour aller vers des usages mixtes ou variant au gré des saisons.

Clôture le 10 décembre

L’élu précise bien qu’il ne s’agit que d’un appel à idées pour l’instant. Les présentations officielles se feront le 24 septembre avant une mise en ligne des informations le 28 septembre et la possibilité de visiter les sites au courant du mois d’octobre. Les idées devront être déposées au plus tard le 10 décembre avant qu’une commission d’élus ne fassent le tri. Ce n’est que courant 2016 que les concessionnaires seront réellement désignés.

Tout comme l’opération réinventer Paris, il semblerait que cette initiative suscite l’enthousiasme chez les porteurs de projets. Avec une publicité très limitée pour l’instant, la Mairie avoue avoir déjà comptabilisé 250 demandes d’inscription. «Comme il ne s’agit que d’un appel à idées, la Ville s’est engagée à ne pas les rendre publiques in extenso pour que les candidats non-retenus ne se fassent pas voler leur projet», précise Julien Bargeton.

Sans vouloir donner de précision sur le type de propositions attendues, l’adjoint au maire avoue qu’il serait surpris de ne pas voir de suggestions émanant d’entreprises de réinsertion ou des projets de fermes urbaines aux côtés des incontournables espaces de restauration.

Un pavillon incendié à faire renaître

Une choses est sûre, les 24 sites proposés sont très divers. Certains sont installés dans des lieux prestigieux de la capitale comme l’espace Cardin, à deux pas de l’Élysée, ou le château de Bagatelle quand d’autres se situent dans des secteurs difficiles d’accès du bois de Vincennes ou sont même à reconstruire totalement comme l’Orée du Bois, vaste pavillon du Bois de Boulogne ravagé par un incendie en 2001. Vu la variété des potentiels commerciaux et des investissements nécessaires à exploiter ces sites, les durées de concessions seront bien différentes d’un endroit à un autre, sachant que la moyenne se situe autour d’une quinzaine d’années.

Si ces idées peuvent apporter du renouveau pour les Parisiens, elles devraient aussi être bénéfiques aux ressources de la ville. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le projet est présenté par l’adjoint chargé des finances. Tout en précisant que ce ne sont pas forcément, ou du moins pas systématiquement, les projets les plus rémunérateurs qui seront retenus, Julien Bargeton reconnaît qu’il y aura un «équilibre global» à dégager. Actuellement l’ensemble de ces concessions (hors terrasses et étalages) rapportent plus de 200 millions d’euros annuels. La ville a tout à gagner dans cet appel à idée: sur les 24 sites proposés seuls 8 sont exploités actuellement et les travaux à effectuer seront financés par les concessionnaires. D’où de nouvelles rentrées d’argent en perspective.

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