Paris sera bientôt en manque de médecins

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Paris sera bientôt en manque de médecins
Paris sera bientôt en manque de médecins

Paris est très loin d'être un désert médical. La densité de médecins dans la capitale est supérieure à la moyenne nationale. Mais le nombre de généralistes est en chute régulière depuis plusieurs années. Plus de 800 professionnels devront s'installer à Paris pour compenser le départ en retraite de praticiens d'ici à cinq ans, a indiqué mardi l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France, en s'appuyant sur les résultats d'une étude universitaire.

«D'ici deux à cinq ans, 831 médecins devront être remplacés pour compenser la cessation d'activité» prévue d'une partie des professionnels, ce qui représente «166 installations nécessaires par an», précise l'ARS. L'Agence se base sur les premiers résultats d'une étude menée par des internes parisiens auprès d'une partie des 2.273 généralistes, 543 gynécologues et 220 pédiatres recensés dans les 20 arrondissements de la capitale. Les médecins généralistes exerçant dans les centres de santé, les hôpitaux et SOS médecins ne sont pas comptabilisés.

Des inégalités entre arrondissements

Parmi les professionnels ayant répondu aux questions de l'enquête (37% des généralistes, 29% des pédiatres et 21% des gynécologues), 3% envisagent actuellement de confier leur patientèle à un successeur, 8% dans les deux ans à venir, 21% dans les cinq ans. Parmi eux, 79% disent ne pas avoir encore trouvé de successeur.

Les résultats montrent également que «la densité médicale est inégale entre les arrondissements», selon l'ARS. «L'offre de premier recours (premier praticien consulté par le patient) se fragilise et l'ARS Ile-de-France se mobilise pour garantir une offre de soin accessible et qualitative à tous les franciliens», souligne-t-elle. Parmi les outils à sa disposition, elle cite notamment le contrat de praticien territorial de médecine générale (PTMG). Mis en place par la ministre de la Santé Marisol Touraine, il permet de garantir un revenu au ...

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  • titi18 le mercredi 29 jan 2014 à 01:23

    L'un de rare métier qui n'a pas évolué au moins depuis 50 ans. Je pense que c'est un faux problème il n' y a pas de pénurie. Par ailleurs dans les 10 ans à venir de nouvelles technologies seront disponible sur le marché qui permettront de faire un diagnostic sans précédent mais aussi de la prévention.

  • M5441845 le mercredi 29 jan 2014 à 00:41

    40 ans de numerus clausus poussé jusqu'au ridicule parce qu'on a pensé dans les années 70 que le déficit de la sécu était proportionnel au nombre de médecins.