Paris: se reprend vers 4.100, FED et BoJ plombent l'ambiance

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(CercleFinance.com) - Wall Street inverse la vapeur à la mi-séance, le Dow Jones repasse positif de +0,1% après avoir perdu -1% à 17.470 et le 'S&P' ne s'effrite plus que de -0,15%.

Wall Street pourrait échapper à une 6ème séance de repli consécutif en cette veille de séance des '4 sorcières' qui conclura le 1er semestre pour la majorité des gérants.

C'était le moment idéal pour déclencher une contre attaque haussière: elle a débuté en Europe vers 16H30 -au meilleur moment pour piéger les vendeurs- et elle s'est soldée par un relatif succès puisque le CAC a effacé 1% de repli pour en terminer sur une consolidation bénigne de -0,45%, à 4.153Pts.

Un plancher semble avoir été trouvé à 4.110, soit -10% par rapport aux récents sommets de début juin (il s'agit d'un seuil de soutien testé le 20 janvier et le 24 février).

La pression vendeuse s'était ravivée ce jeudi avec un nouveau sondage qui donnait le 'Brexit' en tête des intentions de vote... et puis, il vient de se produire le drame de l'assassinat d'une députée britannique ouvertement pro-'Brimain' qui interrompt la campagne des deux camps.

A l'image de Paris, les autres places européennes limitent la casse, l'E-Stoxx50 ne cède plus que -0,4% à 2.819 après avoir effectué une incursion sous les 2.800Pts. La journée avait très mal débuté en Asie, avec des écarts allant de -2,3% à Hong Kong à -3% à Tokyo.

Le Nikkei a dévissé de -500Pts alors que le Yen s'envolait de +1,8% face au Dollar, la BoJ donnant le sentiment qu'elle a atteint les limites de sa politique monétaire expansionniste et qu'elle n'obtiendra pas plus de résultats en optant pour une fuite en avant.

Par ailleurs, le statu quo décidé par la Fed hier n'apaise pas les craintes des marchés car il est assorti d'un abaissement des anticipations de croissance en 2016 (de +2,2% à +2%) puis en 2017 (de +2,1% à +2%)... et le retour à une inflation à 2% est repoussé à 2019.

Les prix à la consommation aux Etats Unis ont augmenté de +0,2% en mai et de +1% sur 1 an: en excluant l'énergie et l'alimentation, l'inflation passe à +2,2% (le 'PCE' affiche une hausse implicite de +1,6%).

Déception sur le front du marché du travail avec une hausse de +13.000 (à 277.000) des inscriptions hebdomadaires au chômage.

Les nouvelles économiques ne sont en revanche pas mauvaises en Europe avec une révision à la hausse de la croissance française à +1,6% en 2016 (grâce à l'investissement des entreprises selon l'INSEE, mais également grâce à une hausse de la consommation liée à l'Euro de football).

L'institut IFO revoit également à la hausse la croissance allemande de +1,6% vers +1,8%.

En Angleterre, les ventes de détail ont bondi de +0,9% en mai... et le tout dernier sondage publié ce matin donne une nouvelle fois le 'Brexit' en tête des intentions de vote.

Cette fin de journée est marqué par un violent pullback sur l'Euro qui chute de -1% vers 1,115/$ et le baril de brut léger américain accélère son repli: -2,4% vers 46,3 dollars.

Les valeurs pétrolières et parapétrolières pâtissent sans surprise de la faiblesse des cours pétroliers, avec notamment des pertes de 8,7% pour Maurel & Prom, -7,7% sur CGG et -3,5% pour Vallourec, -2,1% sur Technip (c'est Accor qui finit lanterne rouge du CAC avec -3%, devant Airbus et Kering -2,3%).

Le titre Gemalto progresse lui de 1,15% à la faveur d'un relèvement de recommandation des analystes de Berenberg.

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