Paris: s'installe au-dessus des 5.500, actu du jour positive

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris échoue d'un souffle à clôturer à l'équilibre: le CAC40 cède 0,07% à 5.510 et aligne une 4ème séance de stagnation (entre 5.487 et 5.515Pts) et les échanges s'avèrent sans aucune intensité avec 3,2MdsE mercredi et jeudi.

L'Euro-Stoxx50 s'affaiblit de -0,23% à 3.689, avec Francfort en repli de -0,2%.

A mi-séance, les indices évoluent en ordre dispersé avec le Dow Jones positif de +0,15%, le S&P500 et le Nasdaq cédant symétriquement -0,1% à -0,2%.

Le rallye haussier semble en revanche inexorable à Tokyo qui a aligné une 22ème hausse sur une série de 23 (seul faux pas à la baisse le 25 octobre) et renoue avec son zénith des 22.530 de juin 1996 (22.540 en clôture).

Londres (+0,9%) accueille également très favorablement la hausse de 1/4 de point du taux directeur de la BoE à 0,5% (le premier resserrement monétaire au Royaume Uni depuis 10 ans).

Outre-Atlantique, la productivité fait apparemment un bond spectaculaire aux Etats Unis, passant de +1,5% à +3% en l'espace d'un trimestre (ce qui tiendrait du miracle).

Le chômage hebdo recule de -5.000 à 229.000, et là, c'est un chiffre beaucoup plus 'normal'.

Aucune réaction de Wall Street à l'adoption de la mouture définitive de la réforme fiscale 'Trump' par le camp républicain qui prévoit d'abaisser le taux d'imposition des entreprises à 20% et celle des micro-entreprises à 25%.

Autre disposition majeure, les investissements des entreprises pourront être déduits intégralement des impôts.

Les sommes (gigantesques) cachées à l'étranger dans les paradis fiscaux écoperaient d'une taxe symbolique de 12% (moins que l'impôt sur les entreprises, une véritable amnistie déguisée).

Le Démocrates feront leur possible pour faire échouer une réforme fiscale qui profiterait aux '1%' les plus riches.

L'argument républicain selon lequel une 'famille moyenne' va récupérer environ 1.200$ par an est facilement à mettre en pièce : environ 50% d'américains les plus pauvres et qui ne payent pas d'impôt ne 'récupèrent' rien... la plupart des ménages de la 'middle class' verront à peine la différence, les chefs d'entreprise en revanche seront très avantagés.

Wall Street accueille sans émotion la très forte probabilité de la nomination de Jérôme Powell à la tête de la FED (il siège déjà au conseil des gouverneurs depuis 2012)... mais qui sera le N°2 ?

Hier soir, le communiqué de la Fed s'est révélé comme prévu 'neutre et accommodant'.

L'institution considère que la croissance économique justifie une hausse graduelle des taux, dans un contexte d'équilibre idéal entre robustesse du marché du travail et pressions inflationnistes contenues.

Au chapitre des indicateurs européens, le PMI manufacturier de l'eurozone a reculé de 0,1 point en données séquentielles à 58,5 le mois dernier.

Sur le marché des changes, l'euro avance de près de 0,2% face au dollar à 1,1650, tandis que le baril de Brent recule de 0,4% environ à 60,2 dollars.

Enfin, du côté des valeurs, Carrefour termine en tête du CAC40 avec +1,5%.

L'action Sanofi corrige de -1,2%, soit la 3ème plus forte baisse de l'indice vedette. Le géant pharmaceutique français a rapporté avant Bourse avoir enregistré un BNPA des activités de 1,71 euro au titre du troisième trimestre, en baisse de 4,5% (+1,1% à taux de change constant). Il a toutefois réitéré sa prévision d'un BNPA des activités globalement stable à changes constants en 2017, sauf événements majeurs défavorables imprévus.

Atos perd -2%, Schneider -1,3%, Airbus -1,1%.

Seront par ailleurs publiés après marché les comptes d'AXA et de L'Oréal, également au titre du troisième trimestre.

Et ce soir, le 'grand rendez-vous', ce seront les trimestriels d'Apple.

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