Paris-Roubaix : sous les pavés, le Nord

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L'envers du Nord (photo d'illustration).
L'envers du Nord (photo d'illustration).

Au Pavé, le bistro du Vélo club de Roubaix situé en face du vélodrome André-Pétrieux, les fondus de la petite reine lèvent leurs gobelets de bière sans quitter l'écran télé d'un oeil. Pas question de louper une seule image du décisif "carrefour de l'Arbre", l'un des vingt-sept secteurs pavés qui composent l'ADN de la course. Seul Serge, bénévole au Club depuis plus de trente ans, évite de suivre l'épreuve. "C'est mon film pour ce soir", jubile-t-il depuis le comptoir. Chaque année, le Nordiste, originaire de Wattrelos, enregistre la reine des classiques pour mieux en savourer les moindres événements, surveiller les chutes et les échappées. Entré au vélodrome en 1984, Serge confie attendre ce rendez-vous pendant douze mois avant le coup d'envoi. C'est lui qui sonne la cloche indiquant le dernier tour de piste aux coureurs, à l'arrivée. "Paris-Roubaix, c'est mon course"Derrière lui, Daniel est venu de Belgique pour assister au "Paris-Roubaix Challenge", la course amateur organisée la veille par ASO et qui reprend une partie du parcours de sa grande soeur. Parmi les 4 500 participants, beaucoup arrivaient de l'étranger. "J'ai vu des Péruviens hier, et deux Russes !" s'épate le Belge. Difficile d'imaginer une telle effervescence dans une ville si calme le reste de l'année. Ce que confirme Frédéric, directeur sportif depuis vingt ans de l'équipe professionnelle locale. "L'endroit se réveille trois semaines avant le grand jour....

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