Paris: retombe sous 4.550, gros coup de stress à Wall Street

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(CercleFinance.com) - Paris (-1,84%) termine bien mal la semaine, affichant un repli global de -3,5%.

La seule consolation, c'est que le repli n'a pas dépassé les -2% (alors que le CAC40 a dévissé jusqu'à -2,5% vers 4.528)... et d'autres places européennes ont fait bien pire, comme Londres avec -2,25% ou Francfort (-2,45%) et Milan fait jeu égal avec Paris à -1,84%.

L'indice phare de Paris efface en une semaine 1/3 de sa performance annuelle qui se monte à 6,5% depuis le début de l'année.

La baisse dépasse les 8% depuis jeudi dernier, le marché sanctionnant la volte face apparente de la BCE qui les avait incité à anticiper le 'recalibrage' (gonflement) du QE dès ce 3 décembre.

Les pertes se sont aggravées ce vendredi avec l'ouverture de Wall Street car les indices US ont très vite chuté de plus de 1%: à la mi-séance, ils ont doublé leurs pertes avec le 'S&P' à -1,8% et le Nasdaq a 2% (Apple par exemple perd -2,7%).

Le 'VIX', le baromètre de l'aversion au risque, explose littéralement de +25% à 24,15... il affiche pratiquement +50% sur la semaine, c'est un signal d'alerte à prendre très au sérieux car il s'agit d'un écart intraday et hebdo comparable à celui observé lors de la grande crise des 'subprime' à la fin de l'été 2008.

La situation s'est dégradée à Wall Street avec la publication à 16H d'un indice de confiance des ménages du Michigan, en hausse de seulement +0,5% à 91,8, puis une hausse des stocks des entreprises à 1,38 contre 1,37%, le pire score depuis 2009.

C'est décevant et ce n'est pas le seul exemple: 90 minutes plus tôt, la croissance des ventes au détail a faiblement accéléré en novembre (+0,2%) aux Etats-Unis, la hausse des ventes de vêtements et de produits électroniques ayant été ralentie par la baisse des ventes des stations-service (hors variables volatiles, la hausse est de +0,6%).

Le weekend de Thanksgiving ne traduit pas d'accélération des dépenses des ménages après un mois d'octobre décevant (+0,1%).

Les prix à la production aux Etats-Unis ont en revanche rebondi le mois dernier, engrangeant 0,3% en rythme séquentiel. Ils avaient baissé de 0,4% en octobre et le consensus tablait sur un nouveau repli de 0,1%.

Pour ne rien arranger, l'euro remonte et s'échange à 1,1010 face au dollar, contre 1,0950 la veille.

A noter l'effondrement du Rand sud-Africain (-10% hebdo) qui semble représenter la synthèse de toutes les problématiques des pays émergents/exportateurs de matières premières.

Déjouant la corrélation inverse avec le billet vert, le pétrole chute de -3%, sous les 36$/baril (nouveau plancher à 35,6$, soit -11% sur la semaine qui devient la pire de l'année pour le 'WTI').

Cela provoque l'effondrement des valeurs pétrolières et produits de base, avec -6,4% sur Arcelor, -5% sur Vallourec, -3,4% sur Rubis , -3% sur Total -2% sur Technip.

Du coté des hausse, Elior (+2,05%) a bénéficié du doublement de ses profits à fin septembre 2015 et de la réalisation de l'ensemble des objectifs qu'il s'était fixé sur l'exercice 2014-2015.

Berenberg réitère sa recommandation d'achat et son objectif de cours de 22 euros sur Elior après la publication de résultats annuels jugés solides.

Suez Environnement grappille +0,2% sur un regain de spéculations évoquant un intérêt de la part de son ancienne maison-mère, Engie.

Publicis finit en repli de -2,15% alors que le Financial Times écrit que le groupe aurait laissé échapper le budget L'Oréal en Amérique du Nord, au profit du britannique WPP.

Renault chute de -5,3% après un projet d'accord avec l'état qui reste contraignant pour Renault

Eurofins Scientific perd près de 9,7% après avoir dû renoncer à un projet de levée de fonds par placement privé accéléré d'un montant supérieur à 300 millions d'euros.

Natixis maintient son conseil neutre sur le titre du groupe de bioanalyse Eurofins Scientific. 'Bien que la société indique que cela ne remette pas en cause son plan de développement, l'échec de cette opération pourrait entamer la confiance du marché', indique la note de recherche.

Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals ont annoncé vendredi que l'assureur santé américain UnitedHealth proposait désormais un 'accès préférentiel' au Praluent, leur inhibiteur PCSK9 commun pour le traitement de l'hypercholestérol. Cela signifie que le médicament sera désormais recommandé par l'assureur, et donc pris en charge et remboursé.

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