Paris: repli persistant après des indicateurs US mitigés.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris reste en recul après la conférence de presse de Mario Draghi.

Vers 16h, le CAC 40 se replie en effet d'un peu moins de 0,7% à 4.566 points.

Vu la surmultipliée enclenchée lors de la précédente réunion de la BCE, aucune annonce de mesure nouvelle n'était attendue, d'autant que le montant mensuel des rachats d'actifs obligataires a été relevé, début avril, de 60 à 80 milliards d'euros.

Sans surprise, le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement est resté à 0%, le taux d'intérêt de la facilité de prêt marginal à 0,25% et le taux d'intérêt de la facilité de dépôt à -0,4%.

La monnaie unique est désormais presque stable face au dollar à 1,1299, tandis que le baril de brut léger américain (WTI) lâche 2,6% autour de 43 dollars. Une rechute qui n'est pas étrangère à la baisse de la Bourse de Paris...

Du côté des indicateurs, le Département américain du Travail a dénombré 247.000 nouvelles inscriptions hebdomadaires lors de la semaine close le 16 avril, ce qui correspond à un repli de 6.000 par rapport à la semaine précédente (chiffre non révisé). Le consensus des économistes anticipait au contraire une hausse autour de 263.000 nouveaux demandeurs d'emploi.

L'indice 'Philly Fed' a en revanche basculé en territoire négatif à -1,6 ce mois-ci, contre +12,4 en mars et une estimtion moyenne de +8. Pour rappel, un indice sous la barre de zéro témoigne d'une contraction de l'activité industrielle, tandis qu'un chiffre positif traduit une expansion de l'activité.

Enfin, l'indice des indicateurs avancés américains a progressé de 0,2% le mois dernier, après avoir reculé de 0,1% en février et de 0,2% en janvier. Les économistes étaient toutefois plus confiants, anticipant une croissance 2 fois supérieure.

S'agissant des valeurs, les bancaires restent bien orientées, mais Schneider Electric (+4%) domine toujours l'indice phare, malgré une croissance organique de seulement 0,1% au premier trimestre, à la faveur d'une reconduction de ses objectifs annuels parmi lesquels une hausse de la marge d'Ebitda ajusté comprise entre 20 et 60 points de base (avant effet de change).

Le titre Michelin prend, lui, 1,2% dans le sillage de l'annonce d'une augmentation de 0,9% des ventes nettes au premier trimestre à 5,065 milliards d'euros. Le géant clermontois des pneumatiques a de surcroît confirmé ses prévisions d'une croissance des volumes supérieure à l'évolution mondiale des marchés, d'un résultat opérationnel en croissance (avant éléments non récurrents hors effet de change) et d'une génération de cash flow libre structurel supérieure à 800 millions d'euros.

A contrario, Pernod-Ricard abandonne 5,5% et reste lanterne rouge de l'indice phare, délaissé malgré une hausse de 4% du chiffre d'affaires 9 mois. Le marché attendait sans doute mieux qu'un maintien de l'objectif d'une croissance interne du résultat opérationnel courant sur l'exercice en cours comprise entre 1 et 3%.

Le bond de 9,1% des revenus de bioMérieux (9%) au premier trimestre à 489 millions d'euros vaut par ailleurs au spécialiste du diagnostic in vitro d'occuper la deuxième place du SBF 120 derrrière le très volatil Vallourec.

Enfin, Dassault Systèmes décroche de 4,6% en dépit de la publication d'un BNPA non-IFRS en hausse de 19% à 0,51 euro par action pour le premier trimestre.

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