Paris repart en guerre contre la rigueur de Bruxelles

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Emmanuel Macron accuse la Commission de menacer la croissance française avec ses nouvelles exigences.
Emmanuel Macron accuse la Commission de menacer la croissance française avec ses nouvelles exigences.

Le même scénario semble se répéter inlassablement. Lundi à Bruxelles, Emmanuel Macron a publiquement critiqué les nouvelles exigences de la Commission européenne en matière de réduction du déficit, en échange du nouveau délai de deux ans qu'elle propose, de 2015 à 2017, pour revenir sous la barre fatidique des 3 %. Le ministre de l'Économie, qui a rencontré le commissaire européen en charge du dossier, le Français Pierre Moscovici, estime que la nouvelle trajectoire proposée par Bruxelles revient à demander une trentaine de milliards en plus des fameux 50 milliards d'économies programmés par François Hollande entre 2015 et 2017, soit un total de 80 milliards, puisque le président a promis de ne plus augmenter les impôts. "Cet effort supplémentaire demandé est procyclique, je veux dire par là qu'il détruit de la croissance, s'est insurgé lundi soir Emmanuel Macron sur BFM-Business. C'est en fait [...] nous priver du retour au plein emploi."Ne pas "s'enfermer dans les erreurs déjà faites"Et d'accuser la Commission Juncker, qui a pourtant tenté d'assouplir la discipline budgétaire depuis son entrée en fonction, de foncer tête baissée dans l'austérité. "On ne peut pas, collectivement, s'enfermer dans les erreurs que l'on a déjà faites." Une critique claire de l'ancienne Commission par celui qui plaidait, dès janvier 2014, pour repousser la cible des 3 % alors qu'il n'était encore que le conseiller économique de François Hollande....

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  • lorant21 le jeudi 5 mar 2015 à 09:05

    Plus on a de déficit, moins on a de confiance, moins on a de croissance; la Gauche a, comme d'habitude, tout faux.

  • jep02 le jeudi 5 mar 2015 à 07:45

    procyclique ou anticyclique plutôt. Encore faudrait il qu'il y ait de la croissance. Enfin de la vraie, pas celle des dépenses qui est la mesure du Pib. Quant au plein emploi, ce sera pour les calendes grecques.

  • b.renie le jeudi 5 mar 2015 à 07:20

    Cette attitude est anti française car les conseils de Bruxelles n'ont pas d'autre but que de nous éviter la faillite.

  • RBONHOF le mercredi 4 mar 2015 à 11:58

    Vous me faites tous rire avec vos commentaires !! ne voyez vous pas qu'en France tout le monde veut des réformes, mais pour le voisins, regardez les médecins, les notaires, les routiers. chaque corporation fait ou menace de faire grève lors qu'on veut changer leurs petites habitudes, il faudrait avant que tout le monde prenne conscience qu'il faut faire changer les choses mais que l'on peut également être impacté .

  • M7403983 le mercredi 4 mar 2015 à 10:56

    Mais oui Mr MACRON. Continuons à dépenser plus que le solde des richesses/impôts afin de tirer de beaux chèques en blanc sur les jeunes générations ...

  • b.renie le mercredi 4 mar 2015 à 10:27

    Le problème des socialistes est que ce sont des discoureurs bavards mais inconsistants. Le passage à l'acte n'est envisagé que pour faire des sottises .... qu'ils appellent progrès social ; Là ils sont extraordinaires ! Il suffit de mesurer la progression du chômage

  • b.renie le mercredi 4 mar 2015 à 10:23

    Le même scénario semble se répéter inlassablement, lundi à Bruxelles, Comment peut-il s'en étonner ce Macron là Sa loi ne contient que des réformettes. Les vrais réformes celles qui portent sur l'organisation politique et économique de l'Etat ne sont même pas à l'ordre du jour. Quant aux 50 milliards d'économies elles sont encore sur le papier.

  • M8252219 le mercredi 4 mar 2015 à 10:21

    Irresponsable ce gouvernement bientôt 3 ans de gouvernement et 126 milliards d'impôts supplémentaire et le déficit de l'état continue de se creuser. politique clientéliste (fonctionnaires et statuts spéciaux) et corporatiste (rien pour réduire le nombre et le coût exorbitant des élus, parlementaires et sénateurs)

  • gendrefr le mercredi 4 mar 2015 à 10:18

    la seul chose a faire contre bruxelles: c'est simplement de la menacer avec l'article 50: sorti de l'europe.

  • M1765517 le mercredi 4 mar 2015 à 10:14

    "nous priver du retour au pleine emploi" j'aime l'excès de ce prétentieux, avant il y a l'inversement de la courbe !