Paris refuse de livrer à Madrid un ancien chef d'ETA

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La justice française a rejeté le mandat d'arrêt européen visant Daniel Derguy, qui a déjà passé 12 ans derrière les barreaux en France. Les autorités espagnoles souhaitaient le juger pour des faits commis sur leur sol il y a 17 ans.

Daniel Derguy ne sera pas remis aux autorités espagnoles. Considéré comme l'un des chefs d'ETA en France, le Basque était visé depuis mars par un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. Selon la police espagnole, l'homme serait lié à la location d'une camionnette «découverte chargée d'explosifs» le 26 juillet 1993 dans le nord-est de l'Espagne. La police le soupçonne également d'être impliqué dans «l'envoi d'une lettre piégée à l'entreprise 'Pastas Arruabarrena'», au pays basque espagnol, qui avait finalement été désactivée. Son empreinte avait été retrouvée sur le colis envoyé depuis Paris en 1994.

Les magistrats de la chambre d'instruction de la cour d'appel d'Agen ont suivi les réquisitions de la procureure qui suggérait de rejeter le mandat espagnol. Le président de la chambre a justifié ce choix par le fait que ces «délits terroristes» avaient été commis, au moins en partie, sur le territoire français. «Je suis soulagé, satisfa

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