Paris redoute la victoire de l'extrême droite en Autriche

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    PARIS, 18 mai (Reuters) - Paris s'inquiète de l'élection 
présidentielle en Autriche qui pourrait déboucher sur une 
victoire du candidat du Parti de la liberté (FPÖ, extrême 
droite), a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement 
français, Stéphane Le Foll. 
    Le second tour de scrutin, dimanche prochain, devrait 
sceller la victoire de Norbert Hofer, arrivé largement en tête 
au premier tour avec 35% des suffrages, après une campagne 
centrée sur la crise migratoire. 
    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a 
fait part de sa préoccupation à ce sujet lors du conseil des 
ministres à l'Elysée.  
    "Le ministre des Affaires étrangères a été assez inquiet sur 
les résultats possibles de cette élection présidentielle", a 
déclaré Stéphane le Foll devant la presse.   
    Face à la crise des migrants qui affluent aux portes de 
l'Union européenne, la France veut "trouver avec l'Allemagne, en 
Europe, des solutions à ces mouvements migratoires, les 
organiser, les cadrer et éviter que l'Europe ne puisse pas les 
maîtriser", a-t-il ajouté.  
    Le nouveau chancelier autrichien, Christian Kern, a déclaré 
que le Parti social-démocrate (SPÖ) dont il est issu préférait 
continuer à gouverner avec les conservateurs sans toutefois 
exclure de nouer un jour une alliance avec le FPÖ.  
    Désigné à la tête du gouvernement de coalition, Christian 
Kern juge que le refus de s'associer au niveau national à la 
formation eurosceptique et anti-islam du candidat à la 
présidentielle Norbert Hofer était "obsolète". 
    Le SPÖ et le parti populaire (ÖVP) ont dominé la vie 
politique autrichienne depuis la fin de la Seconde Guerre 
mondiale mais, pour Christian Kern, il faut en finir avec le 
malaise politique qui a favorisé la montée de l'extrême droite 
en Autriche. 
    Le SPÖ et le FPÖ coopèrent déjà à la tête de certaines 
villes et provinces autrichiennes mais le chancelier 
démissionnaire Werner Faymann s'est toujours catégoriquement 
opposé à une telle alliance au niveau fédéral. 
 
 (Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • delapor4 le mercredi 18 mai 2016 à 17:09

    Le salut viendra de l'extrême droite que ça plaise ou non.

  • 84188637 le mercredi 18 mai 2016 à 15:40

    Monsieur Le Foll risque d'être encore inquiet si d'autres pays d'Europe emboite le pas de l'Autriche , faut pas être trop émotif dans ce métier

  • odnaz le mercredi 18 mai 2016 à 14:20

    Les glan dus du gouvernement ne voient-ils pas que la situation en France est exactement la même que celle en Autriche ? ..... ou alors c'est la cause de leur inquiétude. Mais la faute à qui ? A des partis godillots qui ont été nuls et parasites depuis 35 ans. Les peuples étouffent et n'en veulent plus, alors ils reportent leurs suffrages sur de nouvelles têtes, sur des partis qui n'ont pas été au pouvoir.

  • delapor4 le mercredi 18 mai 2016 à 14:10

    Maintenant, une victoire du "Parti de la Liberté", je comprends que ça donne des sueurs froides à ceux qui ne l'aiment pas !

  • delapor4 le mercredi 18 mai 2016 à 14:08

    Paris n'aime pas la démocratie non plus. Paris nous a volé notre victoire dans le référendum contre la constitution européenne, Paris ne reconnaît pas l'autodétermination du peuple criméen ni le vote des Syriens pour le Président Assad, et j'en passe...