Paris: prudence avant le PIB américain et les stress tests.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris hésite pour cette dernière séance de juillet, très dense sur le front des résultats. La prudence et la mesure sont par ailleurs de rigueur avant le PIB américain et les stress tests bancaires européens.

Vers 13h50, le CAC 40 grignote un peu moins de 0,2% à 4.427 points, soit un gain de l'ordre de 1,1% depuis lundi.

'C'est la dernière séance du mois de juillet et après le beau parcours qu'on a eu ces dernières semaines, on peut logiquement s'attendre à quelques prises de bénéfices', prévenait ce matin un trader en poste à Londres.

Les investisseurs se veulent prudents avant la première estimation du PIB américain au deuxième trimestre, principale statistique de la semaine, et la divulgation tard ce soir par l'Autorité bancaire européenne (ABE) des résultats des tests de résistance paneuropéens organisés sur les principaux établissements du Vieux Continent.

Concernant les indicateurs, en attendant donc l'estimation préliminaire du PIB américain au deuxième trimestre, mais aussi l'indice de confiance des consommateurs du Michigan au titre du mois en cours, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,3% entre le premier et le deuxième trimestre, un taux inférieur de moitié à celui constaté au premier trimestre, a fait savoir Eurostat en fin de matinée.

Toujours selon l'office statistique de l'Union européenne, le taux de chômage dans l'eurozone est resté stable en séquentiel à 10,1% le mois dernier, tandis que le taux d'inflation annuel de la région a été mesuré à 0,2% en juillet en estimation rapide.

Sur le marché des changes, l'euro avance de 0,3% environ face au dollar à 1,1111, tandis que le baril de Brent décroche de 1,4% à 42,1 dollars.

Au chapitre microéconomique, ADP a averti sur son résultat net part du groupe en raison de son exposition à la Turquie et à la Tunisie, tandis qu'Essilor a revu à la baisse sa prévision de croissance organique. Leurs titres reculent de respectivement 1,9 et 5,8%.

Safran lâche pour sa part 4,3% en dépit de comptes semestriels meilleurs qu'attendu et du maintien des prévisions annuelles de l'équipementier aéronautique. Les investisseurs semblent considérer que ces bons résultats reposent trop sur le succès du moteur CFM56, dont les ventes sont appelées à baisser au fur et à mesure de la montée en puissance de son successeur, le LEAP.

Du côté des hausses, les bancaires françaises sont bien orientées à l'approche des stress tests européens. BNP Paribas (+3,5%), Société Générale et Crédit Agricole (+2,7%) figurent ainsi dans le top 5 des meilleurs performances de l'indice phare.

Un indice que domine Kering, dont l'action grimpe de 7,3% après l'annonce d'une hausse de 42 millions d'euros du bénéfice net part du groupe en rythme annuel à 465 millions au premier semestre, tandis que le chiffre d'affaires a crû de 3,3% en données publiées et de 5,5% à changes comparables à près de 5,7 milliards d'euros.

EDF (+8,6%) signe pour sa part la plus forte progression du SBF 120 après des résultats supérieurs aux attentes à fin juin et l'annonce du lancement du projet controversé Hinkley Point (Grande-Bretagne).

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