Paris propose de garder une force de 1.000 hommes au Mali

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PARIS PROPOSE DE CONSERVER UNE FORCE D?APPUI DE 1.000 HOMMES AU MALI
PARIS PROPOSE DE CONSERVER UNE FORCE D?APPUI DE 1.000 HOMMES AU MALI

par Adama Diarra et John Irish

BAMAKO (Reuters) - En visite vendredi au Mali, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a proposé de laisser dans ce pays de façon permanente une "force d'appui" française d'un millier d'hommes pour combattre le terrorisme.

Lors de sa visite à Bamako, le chef de la diplomatie française a également insisté sur le respect des échéances fixées pour le retrait du gros des forces françaises et la tenue d'élections, malgré la persistance de l'insécurité.

La "force d'appui", a-t-il dit lors d'une conférence de presse après un entretien avec le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, "pourra être épaulée par d'autres forces dont nous disposons, par exemple au Tchad ou dans les pays voisins, de sorte que tout le travail que nous avons fait pour casser les terroristes ne soit pas détruit".

Les autorités maliennes, a ajouté Laurent Fabius, sont comme la France déterminées à respecter le calendrier qui prévoit de ramener les effectifs français de l'opération "Serval" de 4.000 à 2.000 hommes d'ici juillet et d'organiser des élections législatives et présidentielle les 7 et 21 juillet.

Lancée le 11 janvier, l'intervention française a permis de reprendre en moins d'un mois le nord du Mali, tombé en avril 2012 aux mains de mouvements islamistes qui menaçaient Bamako.

La poursuite des actes de guérilla, ajoutée aux retards pris sur le plan politique et dans le processus de réconciliation avec les séparatistes touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), menacent aujourd'hui les plans de Paris et de Bamako.

L'armée malienne appuyée par des avions de chasse français a affronté dimanche un groupe de djihadistes à Tombouctou, au lendemain d'un attentat suicide qui a permis aux rebelles de s'y infiltrer. Les extrémistes ont juré "d'ouvrir les portes de l'enfer" après le départ des troupes françaises.

La ville de Tombouctou, haut lieu culturel, religieux et commercial situé à un millier de kilomètres au nord de Bamako, avait déjà été visée par un attentat suicide dans la nuit du 20 au 21 mars, le premier depuis que les troupes françaises en ont chassé la guérilla.

"LE CHAOS PARTOUT"

Laurent Fabius a toutefois fait état vendredi d'une amélioration de la situation et a jugé préférable de respecter les échéances prévues pour les élections. "Nos partenaires maliens disent que c'est ce qu'ils veulent et c'est possible. L'objectif c'est juillet et tout est fait pour le respecter", a-t-il assuré.

Le chef de la diplomatie française a en outre exhorté les rebelles touaregs qui tiennent Kidal à déposer les armes. "Le moment venu, il faudra que tout groupe - ça vaut pour le MNLA comme pour tout autre groupe armé - accepte d'être cantonné et de renoncer à ses armes", a souligné le ministre.

Beaucoup doutent que le gouvernement intérimaire mis sur pied après le coup d'Etat soit en mesure de procéder à des élections dans trois mois.

"C'est le chaos partout et organiser les élections dans la précipitation pourrait être problématique", résume Mariam Diallo, membre du National Democratic Institute, un cercle de réflexion de Washington.

"La plupart des représentants politiques rentrent tout juste au Mali. Ils ont besoin de se réorganiser et de se mettre en campagne. Il n'est pas certain qu'ils puissent mener campagne dans le Nord parce que la sécurité est un problème et que les gens ne peuvent pas se déplacer."

A l'insécurité s'ajoutent les questions relatives aux populations déplacées et à la mise à jour des listes électorales, dit-elle, jugeant préférable de reporter les élections.

Le Conseil de sécurité de l'Onu doit doter dans le courant du mois les forces franco-africaines déployées au Mali d'un mandat qui doit en faire une mission de maintien de la paix d'ici juillet.

Faute d'un recul rapide de l'insécurité, la réduction des effectifs français sera difficile à justifier, reconnaissent des diplomates français.

"La crainte, c'est que les djihadistes qui se sont éparpillés reviennent quand on partira. Le véritable risque politique pour nous, c'est que quelque chose de grave se produise alors sur le terrain", dit l'un d'eux.

Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français

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  • janaliz le samedi 6 avr 2013 à 19:47

    Il me semble essentiel de protéger nos intérêts économiques. C'est à cela qu'on reconnait les grandes nations. Pour nous, pour combien de temps encore...

  • janaliz le samedi 6 avr 2013 à 19:45

    J'avais dit en son temps qu'ils mentaient. Cela dit sur le fonds çà me paraît être "de salubrité publique". Sur la forme c'est un nouveau reniement pingouinesque, qui se dandine, qui se dandine...

  • M6744133 le samedi 6 avr 2013 à 19:26

    Daveb650 ... savez vous que les guerres sont un FAIT économique majeur pour tout pays , comme la vente de cacahuettes ! les usines d'armement fonctionnent, on occupe les hommes aussi , on procède à des recherches de renseignements dans ces pays "désincarnés" politiquement et socialement , comme des recherches minoières où les entreprises en question aident beaucoup les Eta!

  • M6744133 le samedi 6 avr 2013 à 19:21

    De toute façon nous avons et nous aurons encore pour des lustres et des lustres nos soldats présents en Afrique ! les pays qui les "accueillent", qui ne sont pas en guerre comme au mali, paient une grande partie de notre Coût/présence militaire !de plus nos soldats se forment sur le tas si j'ose dire .. ils ne s'ennuient pas dans les casernes, leurs femmes.enfants sont près d'eux pour la plupart ! Et s'ils interviennent avec l'aval de l'ONU tout est pris en compte !

  • daveb650 le samedi 6 avr 2013 à 19:19

    L histoire se repete de maniere perpetuelle. Dettes suivies de guerres

  • M6744133 le samedi 6 avr 2013 à 19:14

    pour SORTIR de ce MERDIER celà ne sera pas simple ! FAFA s'active beaucoup mais n'est point ni éntendu, ni écouté ! ses conseils de MONTER en vitesse un exécutif avec des élections avant juillet 2013 soit dans moins de 3 mois relève de la sorcellerie! Quant à LE DRIAN, NI on le voit parader à la Télé , Ni on ne l'entend plus nulle part, surtout pas à la Télé ... il serait en mauvaise posture !

  • knbskin le samedi 6 avr 2013 à 19:14

    On en a pour des années - ou des décennies - à patrouiller les sables du désert. Quelle que soit la couleur du gouvernement.

  • M6744133 le samedi 6 avr 2013 à 19:07

    Celà commence à URGER ! il n'y a plus de sous pour être au MALI ! FAFA ne cesse de faire des Aller/retour , mais le pouvoir en place sans argent ni pouvoir, ni armée ne šPEUT RIEN FAIRE face aux jihadistes encore en vie, notre armée a fait un gros travail pourtant !OUI nos caisses se vident et notre présence au MALI devient un GROS PROBLEME financier pour HOLLANDE !

  • baljo le samedi 6 avr 2013 à 19:05

    Qui paye cet extra?

  • M2280901 le samedi 6 avr 2013 à 18:56

    comparé aux 96 milliards que nous coûtent l'immigration maghrébine par an , 1000 hommes ce n'est rien