Paris pose ses conditions à Fincantieri sur STX France

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 (Actualisé avec déplacement à Saint-Nazaire) 
    SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique, 4 janvier (Reuters) - 
L 'Etat français entend obtenir des garanties du groupe italien 
Fincantieri  FCT.MI<\/a> , retenu par la justice sud-coréenne pour 
reprendre STX France, mais ne nationalisera pas ces chantiers 
navals florissants, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat à 
l'Industrie Christophe Sirugue. 
    Fincantieri, leader européen de la construction navale et 
propriété à plus de 70% de l'Etat italien, est le seul repreneur 
à avoir déposé une offre pour les chantiers de Saint-Nazaire, en 
Loire-Atlantique, où Christophe Sirugue s'est rendu mercredi, 
notamment pour rassurer les syndicats. 
    "Nous voulons conserver le site de Saint-Nazaire, nous 
voulons conserver la filière, c'est-à-dire le lien avec les 
sous-traitants", a-t-il expliqué sur RMC. 
    "Et nous voulons conserver deux éléments vraiment très 
importants, qui sont la stratégie (et) la propriété industrielle 
pour éviter qu'on ne nous prenne notre savoir-faire." 
    L'Etat français dispose d'une minorité de blocage de 33% 
dans STX France et défendra ces quatre exigences dans les 
négociations avec Fincantieri, a-t-il ajouté. 
    Il a en revanche écarté l'idée d'une nationalisation, 
suggérée par des syndicats et des responsables politiques, parce 
qu'elle aurait notamment pour conséquence des discussions 
difficiles avec les clients des chantiers de Saint-Nazaire. 
    A Saint-Nazaire, il a assuré que l'Etat ne réduirait pas sa 
participation et expliqué que l'entreprise italienne pourrait 
reprendre les chantiers navals aux côtés d'autres acteurs. 
    DCNS, propriété à 62% de l'Etat français, spécialisé dans la 
construction navale militaire, figure notamment parmi eux. 
Jusqu'à quelle hauteur ? "Ça fait partie de l'objet des 
discussions (avec Fincantieri) mais en tout cas pas jusqu'à 
50%", a-t-il dit sur RMC. 
    "Il est clair que notre projet (...) n'est pas forcément une 
hypothèse où Fincantieri serait majoritaire à lui tout seul", a 
expliqué le secrétaire d'Etat à Saint-Nazaire. 
    Des parts pourraient être rachetées par les armateurs MSC et 
RCCL, clients de STX qui avaient pris part au projet concurrent 
du néerlandais Damen. 
    "J'espère et je crois" que des négociations ont été ouvertes 
entre eux et Fincantieri, a-t-il répondu à un journaliste. 
    Il a ensuite souligné que "nous sommes plutôt aujourd'hui 
dans une discussion constructive avec Fincantieri". 
    Il avait auparavant expliqué sur RMC que "l'intérêt de 
Fincantieri aujourd'hui, ce n'est pas d'aller au blocage" et que 
"l'intérêt de l'Etat français, c'est de préserver notre 
fleuron".    
 
 (Emmanuel Jarry à Paris et Guillaume Frouin à Saint-Nazaire, 
édité par Jean-Baptiste Vey et Matthieu Protard) 
 

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