Paris: plombé par WStreet, qui parvient à combler ses pertes

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(CercleFinance.com) - Paris -inchangé à 17H35 à 4.339- échappe in extremis au remake du scénario de mercredi: comme la veille, les vendeurs avaient encore la main à 17H29, ils l'ont reperdue durant le 'fixing'.

La volatilité a franchi un cran supplémentaire puisque le CAC40 est monté (sans cause évidente) jusque vers 4.491 (+1,2%) avant de retomber sur 4.422 (-0,4%).

Une nouvelle fois, Paris semble avoir subi la contagion baissière de Wall Street (3ème séance de repli consécutive) qui reculait de -0,4% vers 16H.

Trois heures plus tard, les indices US reviennent globalement à l'équilibre avec -0,15% sur le Dow Jones... mais +0,15% sur le Nasdaq, avec un 'S&P' à -0,05%.

Les opérateurs US semblent avoir pris un coup au moral vers 16H avec la chute de -3,2Pts de l'indice ISM manufacturier américain qui ressort à 49,4 contre 52,6 en juillet, alors que les économistes l'attendaient peu changé autour de 52.

Le sous-indice des nouvelles commandes a chuté drastiquement de -7,8 points à 49,1, tandis que celui de l'emploi a reculé à 48,3 contre 49,4 en juillet.

Ces indices témoigneraient d'une contraction de l'activité du secteur industriel, une mauvaise nouvelle corroborée par le repli de l'indice de productivité au T2 publié à 14H30.

Certaines places européennes ont terminé largement dans le rouge,

Paris surperforme la bourse de Londres et Francfort qui chutent de -0,55%. L'indice Euro STOXX 50 recule de -0,2% malgré Madrid (+0,6%), tandis que Milan est retombé de +1,6% vers -0,15% (en l'espace de 3 heures).

Les investisseurs se désintéressent des indices PMI de l'Eurozone qui confirment pourtant que la croissance du secteur manufacturier a perdu de la vitesse au mois d'août.

L'indice PMI final pour l'industrie manufacturière de l'Eurozone s'est en effet replié à 51,7 le mois dernier contre 52 en juillet, après une estimation 'flash' qui était ressortie à 51,8.

En France et en Italie, le PMI chute de respectivement à 48,3 (contre 48,6) et 49,8 (contre 51,1).

Aux Etats Unis, le chômage hebdo s'établit à 263.000 (contre 264.000), la productivité est revue à la baisse (-0,6% contre -0,5%) du fait de coûts salariaux qui griment de +4,3%/an (révisé de +2% initialement)... des chiffres qui semblent démontrer que les USA perdent de leur compétitivité: une nouvelle hausse de taux pourrait accroître cette difficulté avec le renforcement du $.

Point positif à court terme, la chute du baril de brut léger américain (WTI), qui fut l'élément le plus négatif de la séance d'hier, semble s'être enrayée avec un baril désormais stabilisé autour de 44,8 dollars.

Du côté des valeurs parisiennes, les financières continue de flamber: BNP-Paribas prend +2,7%, AXA +1%, Amundi +3,5%.

Technicolor grimpe de 5,1% alors que Moody's a annoncé hier soir avoir relevé la note de crédit du spécialiste de l'image numérique.

Les valeurs de l'automobile sont également bien orientées après les chiffres du CCFA, qui montrent que le marché français a augmenté de 6,7% en août. Faurecia s'adjuge 1,2% tandis que sa maison mère Peugeot gagne 1,6%, Valeo +1,9%. Renault qui gagnait +2,5% finit à -0,5%.

Eiffage prend 1% après des résultats semestriels qualifiés d'impressionnants' et Pernod Ricard progresse de plus de 2,3% après des performances annuelles jugées solides.

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