Paris: peu de mouvements avant le scrutin présidentiel US.

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(CercleFinance.com) - L'euphorie a duré un quart d'heure lundi matin et, depuis, le CAC40 oscille en permanence au sein d'un corridor 4.450/4.465 points...

Et cela dure depuis bientôt près de 15 heures: oui, 15 heures de transactions au sein d'une fourchette de 0,3% d'amplitude. A noter que même les +2,1% à +2,4% de Wall Street n'ont pas suffi à prolonger le rallye en Europe en cette journée d'élection présidentielle américaine, alors qu'un tout dernier sondage Reuters/IPSOS donne Hillary Clinton gagnante à 90%.

Vers 15 heures, L'indice CAC40 s'effrite d'un peu moins de 0,2% à 4.453 points dans un volume réduit de 1,23 milliards d'euros échangés, les places européennes étant également en panne avec un score global nul (E-Stoxx50 à 3.010Pts) et aucun coup d'éclat (Londres et Francfort affichent également une variation indicielle proche de l'équilibre).

'Il est tentant de ne rien faire en attendant les résultats du scrutin', explique un trader. 'Attention, car les volumes d'échanges limités augmentent le risque de volatilité', prévient-il.

Si l'on s'en tenait aux 'chiffres du jour', il y aurait largement de quoi justifier une consolidation appuyée des actions avec uniquement des déceptions.

Loin de se redresser, les exportations chinoises ont ainsi chuté de 7,3% en octobre (après -10% en septembre), les importations ayant pour leur part reculé de 1,4% (trahissant une demande intérieure toujours précaire).

Le déficit commercial de la France s'est, lui, creusé à 4,77 milliards d'euros en septembre, avec un net repli des exportations, après - 4,2 milliards en août.

Enfin, la production industrielle allemande a baissé de 1,8%, soit son plus fort recul mensuel depuis août 2014, après +3% en août.

Heureusement, les investisseurs ont la tête ailleurs ! Si c'est aujourd'hui que la majorité des électeurs américains se rendent aux urnes, les premières tendances ne devraient pas émerger avant minuit ou 2 heures du matin (heure de Paris).

'Une victoire de Hillary Clinton entraînerait un 'rally' en Europe', pronostiquaient ce matin les équipes de Barclays Capital selon lesquelles 'un succès de Trump, à l'inverse, pourrait générer une correction'.

Les analystes de Credit Suisse estiment quant à elles que les valeurs bancaires européennes - qui ont récemment surperformé le marché - n'ont pas bien intégré le scénario d'un triomphe de Trump le protectionniste.

Pour clore sur le chapitre microéconomique, Crédit Agricole bondit de 3,8% et demeure leader du CAC 40 après un troisième trimestre - marqué par une simplification de la structure qui s'avère payante - qui s'est soldé par un produit net bancaire en progression de 11,9% et de nouveaux engagements sur la rémunération des actionnaires.

CGG s'effondre en revanche de 23% après avoir dévoilé des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et exclu toute amélioration du marché à horizon 2017.

Les résultats décevants d'ArcelorMittal (-5,8%) et Solvay (-4,9%) sont également sanctionnés par les investisseurs.

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