Paris: pertes accentuées dans le sillage de Wall Street.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris évolue en net repli ce vendredi. Les comptes trimestriels décevants d'Apple ont entraîné une vague d'inquiétudes sur le secteur technologique qui pèse sur la tendance, au même titre que des indicateurs mitigés et que le nouveau recul de Wall Street peu après l'ouverture.

Vers 16h20, le CAC 40 décroche de 2,6% environ à 4.438 points, soit une quatrième séance de recul depuis le début de la semaine et une perte hebdomadaire qui atteint maintenant 2,8%.

'Le CAC 40 reste en phase de consolidation', observait ce matin Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque, pour qui 'le marché semble être à la recherche d'un nouveau souffle qu'il n'a pas pu trouver avec le statu quo de politique monétaire observé par la Fed et également par la Banque du Japon'.

'Techniquement, la consolidation ne semble pas terminée et la prudence revient à court terme en attendant le support des 4.350 points', ont souscrit les équipes de Barclays Bourse.

Les investisseurs ne tiennent pas compte de la bonne résistance des cours du pétrole - le baril de brut léger américain (WTI) grappille un peu moins de 0,1% à 46,1 dollars -, alors que de son côté l'euro reprend 0,8% face au dollar à près de 1,1443, ce qui tend à pénaliser les grands groupes exportateurs.

Sur le front des indicateurs, le taux d'inflation annuel de la zone euro a été mesuré à -0,2% en avril ce mois-ci (estimation rapide), en baisse par rapport au mois de mars où il était stable.

Le PIB de la région a en revanche augmenté de 0,6% par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide préliminaire publiée ce vendredi par Eurostat. Le consensus tablait pour sa part sur une progression moindre de 0,4%.

Autre bonne nouvelle, mais qui n'a pas davantage eu d'impact sur la tendance : le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'est établi à 10,2% le mois dernier dans la région, soit un recul de 0,2 point en séquentiel. Il était par ailleurs ressorti à 11,2% en mars 2015. 'Il s'agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis août 2011', a souligné l'office statistique de l'Union européenne.

Outre-Atlantique, les revenus et dépenses des ménages américains ont crû de respectivement 0,4 et 0,1% le mois dernier, après +0,1 et +0,2% (chiffres révisés de +0,2 et +0,1%). Le consensus tablait pour sa part sur des hausses respectives de 0,3 et 0,2%.

La confiance du consommateur américain s'est quant à elle dégradée en avril, et ce de façon plus franche que prévu, comme l'a montré l'indice définitif de l'Université du Michigan dévoilé vendredi. Il est en effet ressorti à 89, contre 91 en mars et alors qu'il avait été mesuré à 89,7 en première estimation. Les économistes l'attendaient, eux, autour de 90.

Concernant les valeurs, la saison des résultats bat son plein. Parmi eux, on signalera ceux de Sanofi (-5,8%), qui a fait état d'un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros au premier trimestre sous les attentes des analystes, ce qui vaut au géant pharmaceutique d'accuser la plus forte baisse de l'indice phare.

Engie grignote en revanche 0,6% et fait figure d'exception à la faveur de l'annonce d'une hausse de 5,9% de son résultat opérationnel courant (ROC) en organique (+0,4% en brut), ce qui compense dans l'esprit des intervenants les replis de respectivement 1,7 et 14,3% de l'Ebitda et du chiffre d'affaires.

Sur le SBF 120, on signalera les très fortes hausses de Technicolor (+17,8%), leader, et de son premier poursuivant Seb (+11,3%), très entourés après leurs bons chiffres du premier trimestre et la confirmation des objectifs 2016.

L'action Rexel avance, elle, de 5,3% et complète le podium après la reconduction des objectifs annuels, ce en dépit d'un résultat opérationnel en baisse au titre du premier trimestre, dans un environnement de marché jugé toujours 'difficile'.

Enfin, Casino prend 0,3%. Le géant de la distribution poursuit son désendettement avec la cession de sa filiale Big C Vietnam au groupe thaïlandais Central pour une valeur d'entreprise d'un milliard d'euros.

(G.D.)

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