Paris-Nice: Talansky reste en tête d'une meute de candidats

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SAINT-VALLIER, Drôme (Reuters) - Le Suisse Michael Albasini a remporté jeudi à Saint-Vallier la quatrième étape de Paris-Nice au terme de laquelle Andrew Talansky a conservé son maillot jaune sans toutefois s'imposer comme le patron.

La hiérarchie de Paris-Nice tarde décidément à se définir, tout juste peut-on se fier à des impressions, à des faits de course permettant d'imaginer qui reste réellement en lice pour gagner dimanche au sommet du Col d'Eze.

Certes il y a du mouvement, à l'image de la longue échappée déclenchée jeudi par Thomas Voeckler, Gianni Meersman, Romain Sicard, Hubert Dupont, entre autres, mais reprise dans le final pour n'avoir pu faire le break avec le peloton.

Puis les attaques de Sylvain Chavanel, Maxime Monfort, Jérôme Coppel ou Rein Taaramäe ont animé les derniers kilomètres mais sans parvenir à faire la décision.

"La course n'est pas organisée", a expliqué Sylvain Chavanel. "Il y a de petits groupes qui se font et se défont, il faut veiller à rester dans la bonne vague, mais les choses sérieuses n'ont pas commencé. Tout commence vendredi dans la Montagne de Lure."

Les noms des principaux favoris ne varient donc pas, les Américains Tejay Van Garderen et Andrew Talansky parce qu'ils sont des coureurs complets, le Néerlandais Lieuwe Westra parce qu'il est capable de tout.

Une liste dans laquelle les Français Jérôme Coppel, Arnold Jeannesson, Sylvain Chavanel et Jean-Christophe Péraud semblent capables de s'intégrer, au moins dans l'espoir d'obtenir une place d'honneur.

Le jeune Colombien Nairo Quintana, en difficulté dans la côte de Talencieux avant d'être victime d'une chute et de perdre deux minutes, ne semble en revanche plus pouvoir postuler.

SCÉNARIO PRÉÉCRIT DES FAVORIS

"Avec le vent de face, c'était impossible de faire la différence dans le final", a raconté Sylvain Chavanel. Une aubaine pour ceux qui misent tout sur le chrono du Col d'Eze dimanche.

Ils ne sont probablement pas loin d'espérer que le vent soit une nouvelle fois contraire vendredi dans la Montagne de Lure, histoire de bloquer les grimpeurs, les seuls capables de brouiller les cartes, de remettre en cause le scénario préécrit des favoris qui, depuis Houilles, se contentent de suivre le mouvement.

"Le plus fort, c'est Westra", selon Sylvain Chavanel. "Lui, s'il arrive au Col d'Eze dans cette même position (il est sixième du classement général à six secondes de Talansky), il va gagner Paris-Nice."

"Moi, je ne me fais pas trop d'illusions. Il y a quatre ans, avant la Montagne de Lure, je portais le maillot jaune et j'avais fini treizième au sommet à 1'50" de Contador. Bon, c'était Contador..."

"Je ne suis pas un grimpeur et c'est pourquoi je veux absolument gagner une étape. Nous sommes nombreux dans ce cas", dit Sylvain Chavanel.

Au départ de la cinquième étape vendredi à Châteauneuf-du-Pape, ils seront 22 coureurs classés en 26 secondes, parmi lesquels tous les favoris.

"Je porte le maillot jaune et j'espère bien le conserver", prévient Andrew Talansky, quelque peu esseulé dans le final même s'il n'a pas semblé paniquer.

"Je sais que Tejay Van Garderen est très fort en montagne mais je ne suis pas mal non plus. Je porte le maillot jaune et je veux croire que ce n'est que le début de belles choses pour moi."

"Vendredi, l'étape sera facile à gérer. Je devrai économiser des forces, rester à l'abri de mes équipiers et tout donner dans cette ascension que je ne connais pas mais que Contador avait gravie en 34 minutes il y a quatre ans", rappelle l'Américain.

Gilles le Roc'h, édité par Simon Carraud

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