Paris ne peut rester passif devant la situation en Syrie-Ayrault

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    LONDRES, 19 juillet (Reuters) - La France n'assistera pas 
sans réagir à la situation dramatique qui prévaut dans les 
villes syriennes assiégées d'Alep et de Daraya, près de Damas, a 
déclaré mardi à Reuters le ministre français des Affaires 
étrangères, Jean-Marc Ayrault. 
    S'exprimant à Londres avant une réunion avec ses homologues 
britannique, américain, allemand, italien et européen sur le 
dossier syrien, il a ajouté que la France insisterait cette 
semaine à Washington pour qu'une discussion franche ait lieu 
entre les partenaires de la coalition internationale. 
    Il s'agira, a dit Jean-Marc Ayrault, de débattre des moyens 
d'accroître les efforts pour lutter contre l'Etat islamique et 
de faire pression sur la Russie. 
    "Nous sommes extrêmement inquiets de la situation à Alep 
mais à Daraya aussi", a-t-il dit. "Daraya est un symbole et on 
craint un véritable massacre."     
    Située à une dizaine de kilomètres seulement au sud-ouest de 
Damas, Daraya est assiégée depuis 2012 et régulièrement 
bombardée. Des cas de malnutrition y ont été signalés quand un 
premier convoi de fournitures non alimentaires a été autorisé à 
y entrer le 1er juin dernier. 
    Mais il resterait environ 6.000 personnes dans la ville. 
    Les forces fidèles au gouvernement syrien soutenues par la 
Russie ont en outre atteint dimanche la principale route reliant 
la partie d'Alep sous le contrôle des rebelles au monde 
extérieur, a-t-on appris auprès de groupes insurgés. 
    Cette avancée des troupes loyalistes leur permet d'encercler 
complètement les quartiers de la ville encore tenus par la 
rébellion, où vivent environ 300.000 personnes, que Bachar al 
Assad s'est promis de reprendre. 
    "La France ne fermera pas les yeux sur le drame d'Alep", a 
poursuivi Jean-Marc Ayrault, estimant qu'il fallait faire 
pression sur la Russie pour qu'elle fasse à son tour pression 
sur le régime syrien. 
    "Notre priorité aussi - et ce sera l'objet à Washington - 
c'est que la lutte contre Daech soit beaucoup plus forte", 
a-t-il dit quelques jours après l'attaque de Nice, dans laquelle 
84 personnes ont trouvé la mort. 
    "Ce qu'on ne peut pas accepter c'est d'attendre quelques 
échéances", a-t-il souligné en faisant référence à l'élection 
présidentielle américaine de l'automne. "On ne va pas attendre 
les élections. Il faut lancer un appel pour aider les assiégés." 
     
 
 (John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • dbourge4 il y a 5 mois

    Le problème de la Syrie est un problème géopolitique du monde arabe et israélien. Laissons les régler leurs problèmes et qu'Ayrault s'occupe de mieux organiser la coopération européenne de l'espace Schengen en renforçant Frontex mais il est à l'image de son président; il court après tout ce qui ne concerne pas les français

  • charleco il y a 5 mois

    Il veut faire pression sur Poutine!!! Poutine doit bien rigoler devant ces gesticulations de fourbes qui ont mis le feu à la Syrie! Toutefois, je suis persuadé qu'il ne rit même pas : il doit être bien attristé devant tant d'incompétence et d'arrogance inepte.

  • alf95 il y a 5 mois

    Occupez vous d'abord de ce qui se passe en France!

  • manx750 il y a 5 mois

    et Paris pourrait être actif en s'occupant de la sécurité de ses citoyens ! ça le gouvernement et le président ça n'est pas leur problèmes ; ils ont leurs gardes du corps et une armée pour les protéger à vie !

  • M7361806 il y a 5 mois

    Celui qui est resté passif devant les terroristes de Notre Dame des Landes vous parle

  • jbellet il y a 5 mois

    Ne pouvait on pas commencer par faire le ménage chez nous?

  • aerosp il y a 5 mois

    Attention aux S400