Paris n'a pas encore confirmation de la mort d'Abou Zeïd

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PARIS N'A PAS ENCORE CONFIRMATION DE LA MORT D'ABOU ZEÏD
PARIS N'A PAS ENCORE CONFIRMATION DE LA MORT D'ABOU ZEÏD

PARIS (Reuters) - La France n'a pas confirmation de la mort dans le nord du Mali d'Abdelhamid Abou Zeïd, l'un des chefs les plus craints d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a déclaré vendredi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande a souligné pour sa part qu'il n'avait pas à confirmer ce type d'information parce que les forces françaises et tchadiennes doivent aller jusqu'au bout de l'opération, "qui est sans doute dans sa phase ultime."

"Des groupes terroristes se sont réfugiés, cachés, dans une zone particulièrement difficile. Des informations circulent. Je n'ai pas à les confirmer, parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération", a-t-il dit en marge d'un discours sur le développement.

Najat Vallaud-Belkacem a indiqué que l'annonce de la mort du djihadiste donnée la veille par la chaîne de télévision algérienne Ennahar était "à prendre au conditionnel".

"Nous n'avons pas de confirmation officielle, (...) ni confirmation, ni infirmation", a-t-elle dit.

Cette information "n'a pas été recoupée", a-t-on confirmé dans l'entourage du président François Hollande, précisant qu'il appartenait aux autorités maliennes d'identifier les personnes qui ont fait l'objet d'actions militaires sur leur territoire.

Selon la radio RFI, qui cite une source proche des renseignements français, un prélèvement ADN a été effectué sur le corps présumé d'Abou Zeïd et l'échantillon a été envoyé à Alger pour des recoupements avec des membres de sa famille.

D'après Ennahar, bien informée auprès des services de sécurité algériens, 40 combattants islamistes, dont Abou Zeïd, ont été tués il y a quatre jours par les forces françaises dans les contreforts du massif de l'Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne.

Un responsable militaire français, qui n'a pas voulu s'exprimer spécifiquement sur Abou Zeïd, a confirmé qu'une quarantaine d'islamistes avaient été tués lors de violents affrontements dans la région du massif de Tigharghar sur la semaine écoulée.

Dix sites logistiques et de fabrication d'explosifs ont été détruits dans l'opération, ainsi que 16 véhicules, précise-t-on. Quelque 1.200 militaires français, 800 soldats tchadiens et certains éléments de l'armée malienne combattent toujours dans le secteur du sud de Tessalit, ajoute-t-on.

Le 27 février, au cours de l'opération, un véhicule blindé a sauté sur une mine dans la zone d'In Taghlit. Deux soldats français ont été blessé dont un grièvement, précise le ministère de la Défense sur son site internet.

Gérard Bon, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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