Paris maintient le cap sur les déficits avant le verdict de Bruxelles

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PARIS MAINTIENT LE CAP SUR LES DÉFICITS AVANT LE VERDICT DE BRUXELLES
PARIS MAINTIENT LE CAP SUR LES DÉFICITS AVANT LE VERDICT DE BRUXELLES

PARIS (Reuters) - La France réduira ses déficits publics grâce à un effort de 15 milliards d'euros sur les dépenses l'an prochain, a confirmé mercredi Jean-Marc Ayrault, deux jours avant le verdict de la Commission européenne sur le projet de budget français.

Le Premier ministre a réuni l'ensemble du gouvernement à Matignon pour un conseil des ministres "bis" consacré à la maîtrise des dépenses sur la période 2015-2017.

Les 15 milliards d'euros d'économies l'an prochain se traduiront par une baisse de 1,5 milliard de la dépense de l'Etat hors charge de la dette et pensions de retraite.

"Le prochain budget triennal, qui couvrira les années 2015 à 2017, prolongera cette action", disent les services du Premier ministre dans un communiqué, soulignant que "l'ensemble de l'effort de réduction du déficit sera réalisé par des économies sur les dépenses".

Le gouvernement prévoit de ramener le déficit public à 3,6% du produit intérieur brut fin 2014, après 4,1% fin 2013 et 4,8% fin 2012.

Le projet de budget de la France pour 2014 devrait passer vendredi les fourches caudines de Bruxelles, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, l'ayant jugé lundi "globalement satisfaisant".

Cet examen intervient dans le cadre d'une nouvelle procédure qui permet à l'exécutif européen de demander aux Etats membres de lui présenter un plan révisé en cas de manquements aux obligations budgétaires.

LE 3% EST ENCORE LOIN

La Commission a avalisé la semaine dernière le scénario de reprise progressive de l'économie française retenu par le gouvernement pour le budget 2014, tout en soulignant l'ampleur des efforts à accomplir pour réduire les déficits.

Bruxelles estime que la France ne parviendra pas à tenir son engagement de ramener son déficit public sous 3% du PIB en 2015 sans environ 20 milliards d'euros d'économies supplémentaires qui restent encore à trouver.

La politique économique du gouvernement est sous le feu des critiques en France avec une fronde fiscale sur fond de poursuite de la hausse du chômage.

L'agence de notation S&P a aussi donné un coup à la crédibilité de l'action de François Hollande en dégradant la note de la dette souveraine de la France, dont le potentiel de croissance reste trop bas, selon elle, pour assurer le redressement des finances publiques.

François Hollande s'était engagé durant la campagne présidentielle à faire passer le déficit public à 3% dès 2013 mais a reporté cet objectif avec l'accord de Bruxelles à 2015.

Le chef de l'Etat a aussi modifié son objectif de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2017, promettant désormais de mettre fin au déficit structurel, un indicateur qui évacue l'impact de la conjoncture économique.

Julien Ponthus, édité par Jean-Baptiste Vey

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  • M1095316 le mercredi 13 nov 2013 à 16:49

    Du blablabla de technocrate..........ce qu'il faut c'est que l'économie tourne que les gens trouvent du travail et les pourcentages viendront après......... quand nos intelectuels d'Etat l'auront compris tout ira mieux.........en attendant si nos braves dirigeants restent obstinés à ne pas vouloir regarder en face la réalité ça va exploser......

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