Paris: lourde correction hebdo, supports moyen terme cassés.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 a réduit sa perte à -0,93% grâce à des rumeurs de reprise des pourparlers entre opérateurs téléphoniques (Stéphane Richard l'a dévoilé publiquement sans préjuger d'un résultat tangible).

Ceci a provoqué l'envolée d'Orange (+2%) et de Bouygues (+2,8%) puis d'Iliad (+1,7%), ce qui contribué à hauteur d'une bonne dizaine de points à la remontée du CAC40 (vers 4.332,5).

Le repli du CAC40 jusque vers 4.310 (plancher du jour) constitue une contre-performance inattendue en cette journée des '4 sorcières', cela rend le bilan hebdomadaire négatif de -3,5%, néanmoins, la performance du 3ème trimestre s'établit à +4,3% (par rapport à la précédente journée des '4 sorcières' du 17 juin dernier).

la semaine se solde tout de même par la confirmation d'un signal technique baissier sous 4.380 puis 4.340.

Les places européennes ont également réduit leurs pertes mais moins vigoureusement qu'à Paris : le FTSE de Londres cède 0,3%, Madrid -1%, Francfort -1,5% et Milan dévisse de -2,2%, toujours dans le sillage des valeurs bancaires, l'Euro-Stoxx50 décroche de -1,3% à 2.935.

Les indices sont entraînés par le fond via la chute du compartiment bancaire et plus particulièrement par le plongeon de -8,5% de la Deutsche Bank (qui pourrait écoper d'une pénalité de 14Mds$ -8 ans après les faits- liée à la vente de 'packages' de créances immobilières 'subprime').

La plupart des banques américaines ont réussi à conclure des transactions réduisant fortement l'amende acquittée dans le cadre des 'subprime', mais on se souvient que BNP-Paribas avait dû régler une amende bien plus lourde que les banques US, pour des motifs certes différents (et notamment une interprétation unilatéraliste de la justice US concernant les transactions en $).

La lourdeur de Wall Street (-0,5% à mi-séance) a été attribué un peu hâtivement au 'CPI' qui ressort à +0,2% pour le mois d'août (au lieu de +0,1% attendu, soit +2,3% hors énergie sur 12 mois): le marché obligataire ne réagit en aucune manière avec des T-Bonds US inchangés à 1,695%.

L'indice de confiance des consommateurs du Michigan ressortait inchangé à 89,8 points en première lecture ce mois-ci, alors que les économistes l'anticipaient en moyenne à 91,5 points.

L'un des principaux 'drivers' de la tendance à la baisse -outre Deutsche Bank- reste le pétrole qui chute encore de -2% vers 43$, soit -6% sur le semaine, avec la crainte que cela reflète un ralentissement de la demande, sur fond de surproduction (ce qui n'est pas nouveau).

Sur le plan des valeurs les plus volatiles, Total perdait 2,2%, Société Générale (-2,75%) et BNP Paribas (-2,3%), dans le sillage de Deutsche Bank.

Natixis progressait de 0,95% à la faveur d'une initiation de suivi à 'surperformance' chez Credit Suisse, avec un objectif de cours de cinq euros, dans une note sur le secteur bancaire français.

Cegedim s'effrite de -0,8 après que le groupe spécialisé dans l'information pour la santé ait revu à la hausse son objectif 2016 de chiffre d'affaires et ajusté à la baisse, comme indiqué en juillet, son objectif d'EBITDA.

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