Paris: limite un peu la casse mais la nervosité a ressurgi.

le
0

(CercleFinance.com) - Du jamais vu pour une 1ère séance d'un nouveau millésime annuel: les indices boursiers subissent un trou d'air historique (pire entame depuis 1932 à Wall Street).

Le CAC40 chute de pratiquement -2,5% (à 4.522) après avoir franchi la barre des -3% à un quart d'heure de la clôture, les 4.500 ayant été largement enfoncés (4.486Pts).

A Francfort, la chute a dépassé -500Pts sur le DAX (-4,6%) qui en termine à -4,3%, Milan à -3,2%... et Londres s'en tire presque bien avec -2,4% (c'est bien mieux que les -3,15% de l'euro-Stoxx50.

Ce qui se passe est tout simplement sans précédent et prend totalement à contrepied un consensus uniformément haussier au soir du 31 décembre 2015 puisque 99% des gérants déclaraient tabler sur +10 à +15% sur le CAC en 2016.

A Wall Street, après un 'gap' initial de -2%, la pression baissière s'est amplifié jusqu'à -2,75% sur le Dow Jones (passé sous les 17.000) et -3,2% sur le Nasdaq.

A mi-séance, les pertes se sont réduites de 0,5%: cela ne change rien au fait qu'avec -2%, il s'agit de la pire entame d'année depuis 1932.

Plus spectaculaire encore, le VIX fait un bond de +24% vers 22,5 et semble sur le point de crever un plafond technique décisif (celui des 24).

Tout avait -très mal- commencé ce lundi matin en Asie avec un mini-krach des bourses chinoise suite à l'aggravation inattendue des chiffres d'activité manufacturière: les cotations ont dû être interrompues à Shanghai (-6,9%) et Shenzen (-8,2%) à 90 minutes de la clôture en raison d'une chute brutale de plus de 7% en moyenne des actions (activation des 'coupe-circuits' alors que le CSI-300 affichait -7,03%)... et les cotations n'ont jamais pu reprendre en fin d'après-midi.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la publication d'un indice PMI manufacturier Caixin/Markit ressorti à 48,2 contre 48,9 prévus et 48,6 en novembre, soit son dixième mois consécutif de repli.

Confirmant le risque de contagion du syndrome chinois aux autres places boursières internationales, La Bourse de Tokyo a signé sa pire entame du 21ème siècle avec un indice Nikkei en recul de 3,1%.

Comble de malheur pour Wall Street, l'indice ISM américain (les directeurs d'achat lèvent brutalement le pied en prévision d'un 1er trimestre faible) est ressorti en baisse à 48,2 contre 48,6 en novembre, ce qui démontre que les hypothèses de croissance avancées par la FED sont probablement trop optimistes.

Signe de l'extrême volatilité tous azimuts, le marché pétrolier est aussi soumis à des à coups étourdissant: le baril a replongé de -4% (à partir de16H) à New York, passant de 38,4 à 36,55$, ce qui laisse les opérateurs pantois.

L'or noir s'était vivement redressé alors que l'Arabie saoudite a annoncé qu'elle avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran (ainsi que Bahrein et le Soudan) après l'incendie de son ambassade à Téhéran.

Parmi les quelques motifs de satisfaction du jour, le 'PMI' Markit global dans l'eurozone a progressé de 53,1 vers 53,2, porté par le PMI français qui a grimpé de 50,6 vers 51,4 alors que le marché automobile français a signé une progression de 12,5% au mois de décembre, portant à 6,8% sa hausse en données brutes sur l'ensemble de l'année 2015, annonce lundi le CCFA.

Au total, 183.724 immatriculations de voitures particulières neuves ont été enregistrées le mois dernier.

Du coté des valeurs à Paris, Orange cède 1,85% alors que le Journal du Dimanche affirme que le groupe a signé avec Bouygues Telecom (+1,65%) un accord de confidentialité lançant les pourparlers officiels en vue d'une fusion. Bouygues progresse de son coté de 1,2%.

Les valeurs exposées sur la Chine (notamment le 'luxe') sont attaquées, à l'image de LVMH et Kering qui chutent de -3,9% respectivement.

Alcatel-Lucent cède -1,2% alors que Nokia se dit en mesure de détenir 79,3% du capital et 79% des droits de vote du groupe à l'issue de son offre publique d'échange sur la société.

EDF ferme la marche au sein du SBF120 avec une perte qui dépasse -6,1%, Imerys lâche -5,8% et Casino -5,6%.

Nanobiotix grimpait de 3,5% alors que la Food and Drug Administration (FDA) américaine a accepté le lancement d'une première étude clinique aux Etats-Unis dans le cancer de la prostate.

Recylex rajoutait +8% à une performance déjà spectaculaire de +54% la semaine dernière.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant