Paris libéré !

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Paris, le 19 février 2015.
Paris, le 19 février 2015.

La fermeture d’une portion des voies sur berges dans la capitale a provoqué une pétarade de protestations plus bruyante qu’un concert de Klaxon.

Curieux du malheur comme tout un chacun, on s’est rendu sur les lieux de la Grosse Katastrophe. Il fallait voir, de ses yeux voir, le cataclysme, la plaie qui venait de s’abattre sur Paris. Constater par soi-même ce qui avait provoqué une pétarade de protestations plus bruyante qu’un concert de Klaxon. Il fallait observer la scène, de fait la Seine, arpenter cette portion des voies sur berges – 3,3 kilomètres – dont les voitures sont désormais bannies.

Cette proscription crée, à ce que rapporte la rumeur de la rue, des bouchons apocalyptiques. Elle suscite conversations vrombissantes et carambolages d’opinions. Sage décision de santé publique et de restauration patrimoniale, plaident les défenseurs de l’interdiction de séjour. Brimade contre ceux qui ont besoin de la bagnole pour bosser, mesure de relégation du banlieusard, rétorquent les opposants.

Liberté de circuler contre permis de respirer, chacun a son avis sur les droits fondamentaux du Parigot. Avec débat philosophique, type l’oeuf ou la poule. Est-ce la circulation qui génère les routes ou l’inverse ? Est-ce la gentrification qui fait la piste cyclable ou le contraire ?

Pandémonium ambulant Au Conseil de Paris, le vote de cette fermeture a suscité des disputes sans frein, des échanges plein pot et parfois hors des clous. Aux infos, lors des micros-trottoirs, ou plutôt des micros-chaussées, des chauffeurs excédés, d’autant plus disponibles qu’ils étaient irrémédiablement bloqués, pestaient contre ce fait du princ...

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