Paris : les sages-femmes manifestent pour un nouveau statut

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Paris : les sages-femmes manifestent pour un nouveau statut
Paris : les sages-femmes manifestent pour un nouveau statut

Après quatre mois de mobilisation sans résultat, environ deux mille sages-femmes sont descendues pour la troisième fois dans la rue, ce mercredi à Paris, pour réclamer un arbitrage du gouvernement dans le conflit concernant la revalorisation de leur profession.

Réunies place Denfert-Rochereau (XIVe), les manifestantes vêtues de leurs blouses et de masques blancs ont pris le départ peu avant 13 heures en direction du ministère de la Santé (VIIe). Le slogan : «5 années d'études, droit de prescription, responsabilité médicale, 1 650 euros/mois: cherchez l'erreur».

Le collectif d'organisations à l'origine de la grève demande notamment que les sages-femmes hospitalières puissent sortir de la fonction publique et obtenir un statut sur le modèle des médecins. Problème: les syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, SUD, Unsa), réunis en intersyndicale, sont hostiles à cette hypothèse, synonyme selon eux de précarité.

Syndicats de fonctionnaires et collectif veulent un arbitrage rapide. Le groupe de travail sur le statut des sages-femmes à l'hôpital, mis en place par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et animé par le magistrat honoraire de la Cour des comptes Edouard Couty, doit tenir aujourd'hui sa huitième réunion.

Sacré #mobilisation des sages-femmes dt la manif arrive à Montparnasse pic.twitter.com/I09HiBTn6N? Aurore Giovannini (@AuGio) 19 Février 2014

Interrogée à l'Assemblée nationale, Marisol Touraine a déclaré mardi qu'elle recevrait les conclusions du groupe du travail «dans quelques jours». «A partir de là, je prendrai des décisions», a-t-elle affirmé sans donner de date précise. En principe, sauf décision plus rapide, le calendrier prévoyait une phase de concertation jusqu'à fin mars. Un délai jugé beaucoup trop long pour les sages-femmes. «Pendant quatre mois, nous avons accepté les réunions, tables rondes et concertations, mais aussi supporté les insultes de certains ...

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