Paris: les bons résultats ne suffisent plus avec $ en repli.

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(CercleFinance.com) - Fin de séance un peu compliquée qui a vu les indices européens s'enfoncer en toute fin de parcours avec une dégradation du $ sous 1,1080/E, la FED n'étant pas parvenue à convaincre qu'elle pourrait relever les taux d'ici fin 2016.

Paris a vu son repli passer de -0,35% à -0,6% durant le 'fixing' (à 4.420,5Pts), une réelle déception puisque le CAC40 a longtemps fait cavalier seul à la hausse en Europe et semblait encore capable de confirmer les 4.460 à 90 minutes de la clôture.

La consolidation avait début très tôt ce matin sur l'Euro-Stoxx50 qui affiche au final -1,1%, ce qui efface l'intégralité des gains de la veille et même depuis le 20 juillet.

L'E-Stoxx50 a chuté dans le sillage de Milan (-2%) et Madrid (-2,1%), le DAX s'en sort le mieux avec -0,45%.

Le CAC40 avait inscrit en début de matinée un nouveau 'plus haut' depuis le 'Brexit' (à 4.475Pts) mais les 4.500 se dérobent de nouveau ce jeudi.

C'est Wall Street qui a fini par avoir raison des derniers gains symboliques des valeurs françaises, avec un Dow Jones qui se repliait rapidement de -0,4%, le 'S&P' lâchait 0,20%.

A la mi-séance, rien n'a changé ou presque à Wall Street, ce sont toujours les mêmes scores à 0,1% près (5ème séance de camisole algorithmique ?), avec un Nasdaq qui continue de stagner.

Les opérateurs digèrent une avalanche de résultats globalement positifs (notamment ceux de Facebook) et se désintéressent des chiffres du jour: la hausse inattendue de +13.000 des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats Unis ne provoque pas le moindre tressaillement des indices.

Les marchés obligataires ont poursuivi leur progression, à un rythme modéré, au lendemain d'un communiqué de la FED sans surprises et qui démontre que Janet Yellen et ses collègues naviguent à vue, en fonction des statistiques (une hypothétique hausse de taux en décembre en dépend).

Sur le front microéconomique, le titre Danone domine nettement le CAC40 avec une envolée de 3,3% après de bons semestriels assortis d'un relèvement de l'objectif de marge opérationnelle courante pour 2016.

sur la second marche du podium, Cap Gemini affichait un gain de +3%, devant Schneider (+2%).

Technip ne gagnait plus rien (contre +2,5% ce matin) malgré l'annonce d'une 'solide performance opérationnelle' au deuxième trimestre et surtout d'une révision à la hausse ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice.

Leader du SBF 120 avec Ipsen (+6,7%), Euronext (+6,35%) a par ailleurs dégagé des profits supérieurs aux attentes qui crédibilisent ses prévisions à moyen terme, par ailleurs confirmées. Nexans grimpe sur la 3ème marche du podium avec +5,9%, très bien orienté après l'annonce d'un retour aux bénéfices au premier semestre, avec un résultat net de 29 millions d'euros à comparer avec une perte de 58 millions un an auparavant.

Mais il n'y a pas que des trimestriels 'bullish': les profits de Carrefour déçoivent (-5,5%), Renault chutait de -4,3% malgré une hausse de +7,5% des profits et un niveau de profitabilité record.

CNP et Technicolor (-6,3 et -7%) sont lanterne rouge du SBF120, JCDecaux lâchait 5% après avoir déclaré ne viser qu'une croissance organique 'modérée' au troisième trimestre, notamment du fait des incertitudes liées au Brexit.

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