Paris: le repli a devancé celui de W-Street, qui se creuse.

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(CercleFinance.com) - La FED vient d'annoncer qu'elle laisse son taux directeur inchangé, une option anticipée par 100% des opérateurs, et confirme qu'une hausse de taux en décembre 'est sur la table'.

Deux membres de la FED souhaitaient une hausse immédiate, l'ensemble des membres considère que le risque inflationniste s'est renforcé d'une manière ou d'une autre tandis que les risques croissance/récession semblent équilibrés alors que le marché de l'emploi se renforce (pas évident au vu des créations d'emplois ces 3 derniers mois).

Paris clôture au plus bas du jour (les 4.415 avaient été testé une 1ère fois vers 16H), le CAC40 a décroché de -1,25% vers 4.415, dans un volume qui demeure très étroit avec seulement 2,6MdsE échangés.

Alors que le CAC aggravait ses pertes, Wall Street n'avait pas décalé de plus de -0,3/-0,35% à la baisse dans l'intervalle, malgré l'accumulation des mauvaises nouvelles.

Cela se gâte depuis 18H15 en fait: le 'S&P' triple ses pertes à -0,9% et enfonce le support des 2.100Pts, le Dow Jones (-0,6%) enfonce celui des 18.000 (à 17.940), le Nasdaq cède -1,1%: il s'agit également de la 7ème séance de baisse consécutive à New York.

L'annonce de la FED à 19H ne provoque aucune réaction décelable sur les indices US, le rendement des T-Bonds afiche toujours -4Pts à 1,780%.

Les marchés sont victimes d'un trouble grandissant concernant les 'fuites' de Mails entre Hillary Clinton et ses plus proches collaborateurs, des 'fuites' qui pourraient ne pas être imputables à Moscou (contrairement aux accusations de l'entourage de la candidate démocrate).

Grosse déception également avec la publication du rapport ADP (enquête sur l'emploi dans le secteur privé), avec seulement 147.000 jobs créés en octobre au lieu de 170.000 d'après le consensus n'a suscité aucun frémissement des indices US.

Autre grosse déception: la chute de -6% des ventes de véhicules aux Etats Unis en octobre, le plongeon de -12% des ventes de Ford (les ventes de SUV chutent de -9,7% et les flottes de véhicules s'effondrent carrément de -24% par rapport à octobre 2015) ne semble pas davantage perturber Wall Street.

Cette séance restera également marquée par la chute de -3% du baril vers 45$ sur le NYMEX qui pèse logiquement sur tout le secteur pétrolier : le 'WTI' se retrouve au plus bas depuis 5 semaines alors que les membres de l'OPEP n'ont pas réussi à conclure ce weekend un accord sur la réduction de la production (la Russie vient même de battre ses records d'extraction en octobre).

Il faut ajouter le gonflement inattendu des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats Unis: +14,4 millions de barils à 482,6Mns, les stocks d'essence ont en revanche baissé de -2,2Mns barils.

A Paris, Vallourec finit lanterne rouge du SBF120 avec -6,2%, CGG chute de -5%, Total de -2,2%, et Technip de -2,6%.

Dans ce contexte tendu, les opérateurs n'accordent guère d'importance à la hausse du PMI manufacturier français à 51,8 (51,3 anticipé) ou au PMI allemand (55 contre 54,3 anticipé).

Ailleurs en Europe, la tendance s'est fortement dégradée: à Francfort, l'indice DAX cède 1,5%, Milan décroche de -2,2%, l'IBEX perd -1,8% et le FTSE de Londres plus de 1%. L'indice paneuropéen Euro STOXX 50 lâche quant à lui 1,4% et enfonce le seuil des 3.000 (à 2.980).

Les investisseurs affichent leur nervosité avant la parution ce soir du communiqué de la Fed, qui devrait préparer le marché à une hausse des taux au mois de décembre, et l'élection américaine du 8 novembre.

'Ca s'annonce compliqué', s'inquiète un opérateur basé à Londres. 'La récente évolution des sondages promet encore beaucoup de volatilité', poursuit-il.

'La remontée de Trump a entraîné une chute du dollar qui a profondément affecté les marchés. La situation devrait rester tendue jusqu'aux résultats du scrutin', ajoute le professionnel.

Valeur refuge par excellence, l'or progresse de 1,5% à 1.305$ l'once, alors qu'au contraire le dollar s'enfonce de -0,5 sous les 1,1120/E.

Le CAC40 a été plombé par les valeurs bancaires (BNP-Paribas et AXA chutent de -3,8%) et par le secteur auto avec une contraction de -9,2% des ventes de Renault-Nissan (-3,25%), de -5,8% de PSA (-3,5%, et repli de -3,3% pour sa filiale Faurecia).

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