Paris: le rebond du pétrole permet de réduire les pertes.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris est à la peine ce jeudi, au lendemain de la réunion du comité de politique monétaire et après la publication de l'estimation avancée du PIB américain du premier trimestre. Décevante, celle-ci alimente la séquence baissière, mais le rebond pétrolier permet de bien limiter les pertes.

Peu après 16h, le CAC 40 n'abandonne ainsi plus que 0,5% à 4.538 points. La remontée du baril de brut léger américain (WTI), qui reprend 0,4% à 45,5 dollars, n'y est sans doute pas étrangère, alors que dans le même temps l'euro s'apprécie d'environ 0,1% face au billet vert à 1,1335.

'Il n'y a pas eu de surprises dans le communiqué de la Fed, dans la mesure où la banque centrale va poursuivre sa pause pendant quelques mois encore, avec un rythme de normalisation des taux qui sera particulièrement lent', commentait ce matin Rick Rieder, le directeur des investissements fondamentaux obligataires chez BlackRock.

Si certains analystes saluent le discours 'confiant' de la Réserve fédérale, d'autres estiment que l'institution risque de se retrouver 'paralysée' alors que l'économique américaine semble entamer une phase de ralentissement.

Autre motif d'inquiétude : la Banque du Japon n'a annoncé aucune mesure forte à l'issue de sa réunion qui s'est tenue jeudi, 'une déception qui pèse sur le moral des investisseurs' d'après un trader.

Le début d'après-midi a par ailleurs été marqué, on l'a vu, par l'estimation préliminaire du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre. Celui-ci a progressé de 0,5% en rythme annuel, soit 0,1 point de moins qu'attendu par les économistes, après une croissance confirmée de 1,4% au dernier trimestre de 2015. L'activité économique a été pénalisée par les exportations, les stocks et les dépenses du gouvernement fédéral, a détaillé le Département du Commerce.

Son homologue du Travail a, lui, recensé 257.000 nouvelles inscriptions hebdomadaires lors de la semaine close le 23 avril, ce qui correspond à une hausse de 9.000 par rapport à la semaine précédente (chiffre révisé de 247.000). Le consensus anticipait en l'occurrence une hausse légèrement plus marquée, autour de 259.000 nouveaux demandeurs d'emploi.

Concernant les valeurs, le repli - néanmoins anticipé - des comptes d'Airbus Group (-5,5%) au premier trimestre, avec un bénéfice net en recul de 50% à 399 millions d'euros vaut à l'avionneur européen, qui a tout de même reconduit ses prévisions annuelles, de clôturer le palmarès de l'indice phare.

Sur le SBF 120, Ipsos flambe pour sa part de 16,4% à la faveur de l'annonce d'une croissance organique de 3,7% du chiffre d'affaires en rythme annuel au premier trimestre, une performance sans précédent sur 3 mois depuis 5 ans.

Nexity (+6,2%) reste son dauphin dans le sillage de la publication hier après marché d'une hausse de 9% du chiffre d'affaires des 3 premiers mois de l'exercice en cours à 622 millions d'euros, d'une confirmation des objectifs annuels (avec notamment une augmentation de 7% au moins du résultat opérationnel courant) et d'un dividende en hausse de 10% au titre de 2016 et de 2017.

Enfin, le titre Hermès avance de 2,6%, entouré après que le groupe de luxe a fait état d'un chiffre d'affaires de 1,19 milliard d'euros au titre du premier trimestre 2016, en progression de 6% à taux de change constants et à taux de change courants.

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