Paris : le nouveau stade de rugby prend forme

le
0
Malgré l'opposition de certaines associations de riverains, la future enceinte du Stade Français devrait être achevée en mars 2013 pour un coût total de 149 millions d'euros.

Comme promis, l'enveloppe extérieure du futur Jean-Bouin a déjà - en modèle réduit - des airs de Nid d'oiseau, le stade olympique de Pékin édifié pour les JO 2008. Les portes de l'enceinte de 20.000 places, qui abritera les matchs des rugbymen du Stade Français («exilés» pour le moment à Charléty) à partir de la saison 2013-2014, ont été ouvertes jeudi pour un premier point d'étape du chantier en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë, du président du club, Thomas Savare, et de la plupart des joueurs, curieux d'avoir un aperçu de leur nouvel antre. Chacun a pu noter que les gradins et la charpente métallique sont presque achevés, tandis que la pose des panneaux de couverture du toit et de la façade avance vite. Tout devrait être terminé en mars 2013.

«Avec un stade comme celui-là, il faudra être champions de France et d'Eu­rope», a lancé Bertrand Delanoë. «Cet outil ne peut que nous faire grandir économiquement et sportivement, il nous permettra aussi d'attirer plus facilement les meilleurs joueurs», s'est de son côté félicité Thomas Savare.

«Une œuvre d'art»

Pour Rodrigo Roncero, le pilier argentin qui prendra sa retraite en fin de saison, ce sera «le plus beau stade de rugby en France et peut-être même en Europe». Capitaine et figure emblématique du Stade Français, Pierre Rabadan trouve quant à lui « formidable d'avoir un endroit où presque tout - salle de musculation, gymnase, bureaux, restaurant, etc. - sera regroupé».

Imaginée telle «une œuvre d'art» par l'architecte Rudy Ricciotti, cette reconstruction de Jean-Bouin va coûter la bagatelle de 149 millions d'euros. Le prix à payer - jugé exorbitant par les opposants au projet - pour doter l'équipe parisienne d'un outil digne de ses ambitions. «L'ancien stade, construit en 1925, ne répondait plus aux exigences de confort et de sécurité: vestiaires vétustes, manque de fonctionnalité des locaux médicaux et de l'espace presse», justifie un représentant de la Ville. L'accueil du public, lui aussi, était devenu inadapté. «La capacité était de 7 705 places assises (12.000 en comptant les places debout, NDLR) dont seulement 4376 couvertes, la billetterie et la buvette étaient dans des locaux préfabriqués, il n'y avait pas de loge pour les partenaires et la piste d'athlétisme éloignait le public des joueurs», poursuit la Ville. Autant de désagréments à conjuguer bientôt au passé.

LIRE AUSSI:

» Un nouveau stade de rugby, pour quoi faire -

» Les stades de l'Euro 2016, un pari pour les majors du BTP

SERVICE:

» Retrouvez toutes les annonces immobilières à Paris avec Explorimmo

SUIVEZ LE FIGARO IMMOBILIER SUR:

» Twitter: @LeFigaro_Immo

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant