Paris, le meilleur ami des rentiers de Airbnb

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les syndicats de l'hôtellerie demandent aujourd'hui aux sénateurs, qui vont débattre du projet de loi numérique, d'imposer que les plates-formes soient tenues par la loi de déclarer systématiquement les revenus tirés de la location au fisc... comme elles le font aux Etats Unis.
les syndicats de l'hôtellerie demandent aujourd'hui aux sénateurs, qui vont débattre du projet de loi numérique, d'imposer que les plates-formes soient tenues par la loi de déclarer systématiquement les revenus tirés de la location au fisc... comme elles le font aux Etats Unis.

En deux ans, Airbnb a changé de nature, devenant de moins en moins la plate-forme où on loue sa chambre vide. Le nombre d’appartements et de maisons proposés intégralement à la location, en l’absence de l’hôte, représente 84 % des annonces.

Entre avril 2013 et octobre 2015, Airbnb France a financé une étude au cabinet Asterès pour mesurer son incidence économique. Objectif : démontrer les vertus de l’économie collaborative, qui apporte aux classes moyennes à la fois des « revenus supplémentaires qui permettent de réaliser leurs rêves » et la convivialité du lien social. D’où il ressort une percée spectaculaire d’Airbnb à Paris, où le nombre d’hôtes a été multiplié par plus de trois, passant de 10 600 à plus de 35 000 « ménages ».

Mais ce que ces études ne disent pas, c’est que, en deux ans, la plate-forme a aussi changé de nature. Une transformation suivie de très près par un projet de recherche indépendant à but non lucratif, qui analyse l’incidence de la plate-forme sur les quartiers des grandes villes mondiales, à partir des données de celle-ci : Inside Airbnb, créé par l’Américain Murray Cox, en 2014.

Selon ces chercheurs, à la fin février, Airbnb affichait 41 500 annonces sur Paris, postées par 35 000 hôtes, ce qui offrait un parc total de 88 700 chambres, soit plus que l’offre hôtelière de la capitale (80 000). En moyenne, on compte donc 1,19 annonce par hôte.

Mais, surtout, à Paris, Airbnb est de moins en moins la plate-forme où on loue sa chambre vide. Le nombre d’appartements et de maisons proposés intégralement à la location, en l’absence de l’hôte, représente 84 % des annonces, soit beaucoup plus qu’à Londres (50 %). Une activité bien plus rentable que le partage de logement, à la fois pour les «...

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