Paris: le marché marque une pause.

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(CercleFinance.com) - Sans surprise, les investisseurs marquent une pause et prennent une partie de leurs bénéfices à l'issue d'une semaine caractérisée par un net regain d'optimisme sur les marchés actions.

Vers 16h00, le CAC 40 creuse ses pertes et lâche 1,2% à 4.189 points, mais affiche tout de même une hausse hebdomadaire de l'ordre de 4,8%. Il a en conséquence ramené sa perte depuis le 1er janvier à environ 9,7%.

'Pour autant, l'absence de visibilité à court terme sur les indices incite toujours à la prudence', tempéraient ce matin les analystes de Barclays Bourse, pour qui 'les investisseurs ont encore des difficultés à raisonner sur les fondamentaux et préfèrent se fier à l'analyse technique pour prendre des décisions'.

D'après Barclays, le CAC 40 pourrait être amené à revenir dans la zone des 4.150 points, voire des 4.000 points, si d'aventure la cassure des 4.270 points n'était pas validée aujourd'hui.

Sur le front des données macroéconomiques, les prix à la production en Allemagne ont baissé de 2,4% en rythme annuel le mois dernier après, déjà, un repli de 2,3% en décembre.

Outre-Atlantique, l'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a quant à lui stagné le mois dernier en séquentiel, alors que les économistes anticipaient en moyenne une nouvelle baisse de 0,1% après celle de décembre 2015. En excluant les éléments volatils que sont l'énergie et les produits alimentaires, le CPI a affiché une hausse de 0,3% d'un mois sur l'autre, à comparer à un consensus de +0,2%.

Du côté des valeurs, Gameloft flambe de 17,2% au lendemain de l'officialisation d'un projet d'OPA hostile à six euros l'action par Vivendi.

Ubisoft - l'autre groupe de jeux vidéo créé par les frères Guillemot - grimpe pour sa part de 4,1% dans l'hypothèse d'une réalisation de l'opération précitée.

Valeo (+3,9%) domine par ailleurs nettement le CAC 40 après avoir fait état d'une hausse de 14% de son chiffre d'affaires 2015 à 14,5 milliards d'euros, assortie d'une progression de sa marge opérationnelle et d'un maintien des objectifs de l'équipementier automobile à l'horizon 2020.

Douche froide en revanche pour Ingenico (-13,5%), dernier du SBF 120 dans le sillage de prévisions 2016 prudentes qui effacent l'effet de la hausse de 34% du résultat net part du groupe au titre de l'année écoulée. Le groupe vise une hausse de 10% de son chiffre d'affaires cette année à périmètre et change constants pour une marge d'Ebitda en repli à 21%.

D'une façon plus générale, la rechute des prix du baril dessert encore une fois les pétrolières à l'image de Technip, qui cède 3,8% et accuse la plus forte baisse de l'indice phare, tandis que Maurel & Prom se replie de 4%.

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