Paris: le CAC40 est remonté vers -0,7% après -3%.

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(CercleFinance.com) - Une surprise et un séisme politique 'énormissime' est en train de se transformer en une séance de bourse avec une variation 'banalissime' (seuls les volumes voisins de 3,3MdsE tranchent avec les 1,5MdsE échangés hier à la même heure).

Parti de -3% à l'ouverture (c'était déjà mieux que les -5% redoutés), le CAC40 est remonté vers -0,7%, renouant avec -mais oui- l'incontournable seuil pivot de 4.444Pts.

Même scénario pour l'Euro-Stoxx50 (-1,2%), effectuant une remontée fantastique de 2.940 vers 2.990 (et pourquoi pas 3.000 d'ici ce soir), soit une division par 3 de ses pertes initiales.

Ailleurs en Europe, Londres reste proche de l'équilibre, Francfort perd 0,9%, Milan -1,9% et Madrid -2,2%.

Des scores bénins alors que la Bourse de Tokyo avait chuté de près de 5,4% ce matin, victime de la crainte de voir le $ basculer sous les 100/Yen.

La Bourse de Paris avait déjà pris en compte dès l'ouverture le 1er discours rassembleur et apaisant du candidat républicain, lequel manifeste l'intention d'unifier un 'grand pays', de renouer avec le 'rêve américain' et d'apaiser les 'blessures de la division' et de 'travailler avec tous les pays' qui veulent commercer avec les USA.

Donald Trump ressort grand vainqueur de l'élection présidentielle américaine et met une fois de plus en lumière -comme au lendemain du Brexit- la partialité des instituts de sondage, et plus encore de ceux qui les diffusaient... uniquement si Hillary Clinton était donnée gagnante.

La collusion des medias avec l'establishment et Wall Street pourrait constituer une des principales causes de la défaite de celle qui était plébiscité par les '1%'... et qui a même oublié de rendre visite à ses supporters dans le Wisconsin, un état réputé si indéfectiblement démocrate qu'Hillary n'y a même pas mis les pieds tout au long de sa campagne.

D'après les derniers chiffres publiés par AP, Donald Trump aurait remporté plus de 285 grands électeurs, un chiffre largement supérieur au seuil de 270 censé lui ouvrir les portes de la Maison Blanche: c'était exactement le score anticipé... mais pour sa rivale démocrate, qui l'avait appelé des 7H30 afin de le féliciter pour sa victoire sans ambiguïté.

Au-delà de ce discours a priori rassurant, les investisseurs se disent également que l'élection de Trump limite fortement les chances d'une hausse des taux de la Fed en décembre, l'autorité centrale ayant à coeur de ne pas trop déstabiliser l'économie américaine après cette victoire surprise.

D'après le consensus, la probabilité d'un resserrement monétaire le mois prochain est désormais estimée à moins de 50%, contre plus de 80% avant le scrutin.

Dans les faits, le mouvement d'aversion pour le risque constaté ce matin se réduit surtout à une progression de 1,8% de l'once d'or au-delà de 1300 et à une remontée limitée de l'euro face au dollar autour de 1,1030 (contre 1,1300 au plus fort de la correction en fin de nuit).

Certains stratèges estiment toutefois que ce calme apparent pourrait ne pas durer.

'Contrairement à presque toutes les élections récentes, la volatilité va probablement s'accroître après l'événement plutôt que refluer', prévient Simon Smith, l'économiste en chef de FxPro.

Le titre Sanofi grimpe de +3,3% et devrait servir de précurseur haussier au secteur pharmaceutique qui doit plutôt se réjouir de la défaite d'Hillary Clinton.

Après une chute initiale de -6%, Vallourec a inversé la vapeur et s'envole de +4% (+10% en ligne droite en une matinée, malgré des résultats déficitaires... mais 'moins que prévu').

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