Paris: le Brexit fait l'effet d'un séisme.

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(CercleFinance.com) - L'annonce surprise d'une victoire du Brexit fait l'effet d'un séisme sur les marchés, en contrecoup de l'euphorie des derniers jours liée à l'espoir d'un maintien du Royaume Uni au sein de l'Union européenne.

Vers 14h00, le CAC40 dégringole de 8,6% à 4080 points, sous-performant le DAX de Francfort (-7,2%) et le FTSE de Londres (-4,4%). Les futures présagent aussi un plongeon des indices américains après des gains de 1,3% (Dow Jones et S&P500) ou 1,6% (Nasdaq) jeudi.

Contrairement à ce qu'espéraient les marchés, les électeurs britanniques ont donc décidé à une majorité de près de 52%, de voter pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

'Ce vote, qui met fin à 43 années d'appartenance, aura des conséquences économiques et politiques, non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour l'Union européenne', prévient l'équipe d'Amundi Asset Management.

'A ce stade, les inconnues sont nombreuses. Le choix des Britanniques ouvre une période d'incertitude, synonyme de volatilité à court terme pour les marchés financiers, au Royaume-Uni comme en Europe', poursuit-elle.

'Point positif, toutes les banques centrales à travers le monde sont prêtes à agir de concert', tempère un gérant de Barclays Bourse. 'Une période d'incertitude s'ouvre mais pour autant, l'économie mondiale continuera à tourner (plus ou moins vite)'.

Ce contexte troublé fait passer inaperçue la hausse de l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne, de 0,9 point à 108,7, hausse qui reflétait d'ailleurs l'espoir douché d'un Bremain.

Toujours sur le front des statistiques, la croissance du PIB français en volume a accéléré à +0,6% au premier trimestre 2016, selon l'Insee qui confirme donc sa précédente estimation.

Seront encore publiés les commandes de biens durables et l'indice 'UMich' cet après-midi aux Etats-Unis, avant les chiffres mensuels du chômage en France ce soir.

Comme on pouvait s'y attendre, les valeurs bancaires figurent parmi les plus lourdement impactées par le Brexit : Société Générale dégringole de 21%, BNP Paribas de 18,1% et Crédit Agricole de 15,4%.

A l'opposé, des valeurs plus défensives limitent relativement la casse, comme le géant des cosmétiques L'Oréal (-3,3%) et le spécialiste du verre ophtalmique Essilor (-5%).

De même, Air Liquide ne perd 'que' 5,7%, alors que le groupe de gaz industriels a annoncé la vente de certains actifs aux Etats-Unis à Matheson Tri-Gas, filiale locale du groupe nippon Taiyo Nippon Sanso.

Autre valeur défensive, Pernod Ricard ne recule que de 2,8% après que le groupe de spiritueux ait décidé de verser un acompte sur dividende de 0,90 euro par action.

Hors CAC40, Rexel lâche 8,1% après l'annonce du prochain départ du PDG du distributeur de matériel électrique, PDG Rudy Provoost et de la dissociation des fonctions de président et de directeur général.

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